Coordination des organisations des réfugiés Mauritaniens au Sénégal (corms) : Déclaration des réfugies mauritaniens de la vallée

En ce troisième millénaire, il est temps que des tortionnaires répondent de leurs crimes devant l’histoire, et l’Afrique ne saurait se soustraire à cette réalité de juger ses criminels sur son sol.

Face à cette initiative hardie, nous réfugiés mauritaniens, portons plainte contre l’ancien Président Maurianie Ould Taya exilé au Qatar et ses sbires vivants en toute impunité en Mauritanie. Aussi nous demandons l’appui de la communauté internationale de faire les démarches nécessaires pour extrader ce génocidaire en Afrique et le faire juger comme Habré.

Le génocide mauritanien de 1989, 1990 et 1991 que l’on veut passer sous silence est plus pernicieux que celui du Tchad, il a les allures de l’extermination juive sous Hitler. Des témoignages poignants à l’image du livre du militaire Mouhamadou Sy « L’Enfer d’Inal », préfacé par le Président de la Ligue Internationale des Droits de l’Homme, où les thèses des fils réfugiés, existent.

Rien ne doit soustraire la Mauritanie de l’impunité internationale, car un président civil a déjà eu le courage de reconnaitre l’abjecte et demander pardon au nom de la communauté mauritanienne de son pays. Les propos de Sidy Ould Cheikh Abdallahi sont archivés et ne sont nullement ignorés du monde.

Quel est donc le statut spécial de la Mauritanie pour continuer à défier ce monde en foulant du pied l’état de droit ? Nous, Coordination des Organisations des Réfugiés Mauritaniens disons « Yontii » (il est temps) de juger tous les bourreaux militaires et civils en Mauritanie afin de rendre justice aux nombreuses familles des victimes des événements de 1989/90./91.

Nous exhortons l’officier écrivain Mouhamadou Sy de sortir de sa réserve pour descendre dans la vallée rencontrer ses compatriotes, le film documentaire sur Inal a fait le tour de l’ensemble des camps de réfugiés, mais qu’il multiplie les déclarations, il lui faut monter la face du monde que des monstres existent sur cette planète. A lui nous rappelons aussi ce sous titre de son ouvrage : « Néné holto baabam woni » ? (Maman ou est mon père) ?

A nos frères de la diaspora, aux réfugiés apatrides au pays, nous disons que ce combat est le notre pour nos enfants sans patrie. Aidez-nous a sensibiliser les organismes des droits de l’homme, les Nations Unies, les Ongs de faire en sorte que Taya soit extrader du Qatar où il se terre et que le familles des victimes se constituent partie civile pour porter plainte.

Nous mettons à la dispositions de la presse nationale et inernationale, les films sur les événements sanglants de 1989 et le livre sur les tueries dans les camps militaires (l’Enfer d’Inal). Les propos du Ministre sénégalais de la Justicen Garde des Sceaux sur le sort des anciens criminels en cavale nous rassurent « qu’ils ne pourrons plus désormais se soustraire à la justice internationale ».

Un espoir est permis de voir désormais des racistes criminels qui osent tuer en plein mois de ramadan, être jugés pour leurs foraits. Les criminels africains dans le continent et hors du continent doivent en effet payer.

La coordination salue le courage des magistrats sénégalais de juger des anciens tortionnaires quelque leur pays sur le sol africain, nous saluons la détermination de l’Union Africaine qui a abouti à l’entame de ce procès historique. « Pas de paix sans justice ».

 

 

Flam.

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