Enrôlement, pourquoi on arrête et on emprisonne que des Négro-africains ?

Dans la vallée, du fleuve Sénégal de Rosso en passant par Tékane, Ganni, Darel Barka, Boghé, Bababé, Aéré M’Bar, M’Bagne, Kaédi, Lixeîba, M’Bout, Djéwol, Maghama, Sélibaby, Khabou pour ne citer que cela, il ne se passe pas un jour sans qu’un Négro-africain ne soit interpellé par la police ou la gendarmerie et déferré devant le parquet et puis envoyé en prison.

Un grand nombre de Négro-africains, ces citoyens de seconde zone dorment en prison depuis des mois dans les geôles de Kaédi, d’Aleg, de Rosso, de Sélibaby pour avoir seulement prétendu à jouir d’un droit élémentaire ; le droit à l’état civil.

Les chefs de centre d’enrôlement en service dans les localités de la vallée se substituent aux commissaires de police et aux commandants de brigades de gendarmerie. Du coup, des dizaines voire des centaines de négro-africains croupissent actuellement en prison sans aucune raison valable sauf qu’ils sont de peaux noires.

On peut citer entre autres, Hamidou Diallo, Diallo Boubou, Mamadou Diallo (84 ans, originaire du site de Mourtoungal), Abdoulaye Yero N’Dongo, un vétéran de la guerre du Sahara et les deux témoins Abou Moussa Sow et Aliou Demba (ancien militaire) du village de Hamdallaye ; Aliou Mamadou Ba, Abdoulaye Ibrahima N’Dongo, Oumar Aboubacri, Mama Demba Diallo, Ramata Oumar Diallo, (Belel Ournguel), Aly Wagne (Touldé), Abou Barry (Gourel Sadda), Aliou Diagana (Baîdy Ali), Alassane Lamine Sy (Ari Hara), la liste est longue. Toutes ces personnes dont un grand nombre de rapatriés et d’enfants ont un seul tort, celui de la couleur noire de leurs peaux.

Sinon comment expliquer que ce soit seulement des négro-africains munis pourtant de documents valablement établis par des agents d’état civils ou des juges assermentés qui subissent injustement les rigueurs de la loi ? C’est une discrimination raciale du régime de Mohamed O Abdel Aziz contre la communauté Négro-africaine, entamé par son prédécesseur Maouiya O Sid’Ahmed Taya.

Une situation en totale contradiction avec le discours officiel entonnée à longueur journée par nos gouvernants qui font l’éloge de la cohésion et de la paix sociale.

Daouda Abdoul Kader Diop

Daouda Abdoul Kader Diop dit Jules
Directeur de publication du journal Le Terroir
BP: 01 Boghé, Tél. 46 59 85 99 / 27 00 62 71
mail: terroirjournal@yahoo.fr


 

 

 

Flam.

Suivre les Flam sur

Adherer