Les réfugiés mauritaniens de la vallée du fleuve dénoncent

Réunis à Méry dans le département de Podor, au Nord du Sénégal, le 9 avril dernier, les coordonnateurs de l’ensemble des camps de réfugiés sont revenus sur ce qu’ils appellent « la violation de la charte des Nations Unies » à leur endroit.

Thierno Sow, président d’un site, revient sur le fait « que sous aucun prétexte, sous aucune forme, on ne doit fouler du pied la charte des droits de l’homme…aucune cause ne le justifie ».

Les réfugiés après 27 ans d’exil se sentent « abandonnés par les Nations Unies au Sénégal et au Mali, après le massacre des innocents, la violence et la terreur en Mauritanie, la déclaration des droits de l’homme, ne doit jamais être utilisée comme violation des droits de l’homme, tous les individus de la planète, ont un attribut commun unique : ce sont tous des êtres humains, ni plus ni moins » , s’est désolé, Abdoulaye Diop, le président du mouvement Yonti, que nous avons joint au téléphone.

A Méry, a-t-il poursuivi, certains articles de la charte universelle des droits sont revenus dans les discussions, et « que l’on veut aujourd’hui, fouler du pied. L’article 9 dit : Nul ne peut être arbitrairement arrêté, détenu ou exilé. Nous, nous le sommes », martèle-t-il.

Avant de revenir sur les 2 alinéas de l’article 13: «1. Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l’intérieur d’un Etat. 2. Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays, mais nous, nous n’avons cette possibilité, nous n’avons pas demander à partir, on nous a fait partir ».

Il citera l’article 15 : "1- Tout individu a droit à une nationalité. 2- Nul ne peut être arbitrairement privé de sa nationalité, ni du droit de changer de nationalité et c’est ce que la HCR veut que nous fassions pour plaire à la Mauritanie, nous sommes déjà poussés dans nos derniers retranchements et cette mascarade n’a que trop durée."

Il conclut : "Pensez-vous que l’on peut bâtir une communauté de destin dans le monde en piétinant les fondements de la justice et de la paix dans le monde… Ce que le HCR refuse d’admettre, c’est que notre pays la Mauritanie n’est pas un Etat de droit".

Source : Cridem.org

 

 

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