Toile de fond : Le legs de Taya toujours actuel

A titre d’exemple, la non reconnaissance à l’état-civil de ceux parmi eux qui sont de retour au bercail. Cette première victoire de Taya est toujours actuelle et savamment maintenue et la leçon principale qu’il faut en tirer, est qu’elle apporte une question jusqu’ici sans réponse. Notre nation est certes plurielle, mais sommes-nous unis ? Non ! Car un individu sans adresse sur sa propre terre n’y est pas accepté.

 

L’idéologie semée par Taya est toujours actuelle, quelles sont les mesures prises pour l’annihiler ? Aucune. L’ancien président civil Sidi Ould Cheikh abdellahi, qui allait réussir certainement ce pari fou en a été privé, pourquoi ? Il appartient à son remplaçant de gagner la paix des braves. Le chemin de la paix n’est pas loin pour qui veut gagner le cœur de tous les fils de la Mauritanie.

 

Il s’agit de reconnaitre au même titre que tous les autres partis politiques, de la société civile, des mouvements sociaux, l’idée d’une nation plurielle et indivisible mais dont le mal fait à l’une des parties, n’a pas été réparé par un Etat napoléonien qui a montré ses limites et ses lignes de fractures en Mauritanie. Un pays subit sa géographie, mais fait son histoire, histoire qui transcende les clivages partisans.

 

Monsieur le président, la réconciliation des fils du pays, passe par la vérité et le courage, deux qualités que même la mort ne saurait tuer, ne serait-ce pour cela, votre démarche peut ne pas être vaine. Mais le long silence des autorités sur ce conflit, apporte une mauvaise réponse à de vraies questions.

 

La Mauritanie a montré qu’elle est capable de s’en prendre à ses fils, mais n’a pas montré la même détermination de les réconcilier et le meilleur indicateur est la stigmatisation dont ils continuent d’être l’objet depuis leur retour. Pari réussi pour Taya, qui continue d’arroser sa graine depuis le Qatar.

ADN
Source : cridem

 

Flam.

Suivre les Flam sur

Adherer