Sammba Hammaat Gaajo "Mawuuyaa"

 

Chanson très engagée (1989-1990) de Samba Hamath contre "l'apartheid" en Mauritanie. Il y dénonce le racisme du régime du Colonel Taya. L'artiste haal pulaar est décédé le 20 avril 2009.

 

Oumar Moussa BA: Un Héros de l’unité Nationale

Si l’Histoire sait être juste vis-à-vis de certaines personnes, il arrive qu’elle relègue à l’arrière-plan d’autres figures qui, pourtant, se sont beaucoup sacrifiées sans rien attendre de la cause pour laquelle elles se sont mobilisées.Le professeur Oumar Moussa Ba est de celles-là. Natif du Fouta Tooro (Bababé), ce brillant esprit a tout donné pour l’avènement d’une société égalitaire en Mauritanie, d’Afrique libre et indépendante. Bien ancré dans ses valeurs africaines et musulmanes, l’homme, né en 1947, avant les indépendances formelles, est une symbiose heureuse d’un métissage culturel réussi entre l’occident, l’orient et l’Afrique subsaharienne.

Témoignage: Ndiaga Dieng m´a torturé à Djreida.

Le général N'diaga N'DIENG, un tortionnaire en liberté.

C’est avec une grande amertume et tristesse que j´ai appris la promotion de Ndiaga Dieng comme Général dans l’armée mauritanienne. En 1987 après notre arrestation suite aux événements d´octobre 1987 et qui ont valu l´exécution de nos trois camarades Ba Seydi, Sy Saïdou et Sarr Amadou, j´ai été arrêté et interrogé par Ndiaga. Je peux témoigner devant Dieu et devant le tribunal que le capitaine Ndiaga Dieng est un tortionnaire.

Entretien avec Mme Habsa SALL, secrétaire nationale chargée des relations extérieures des Flam (Walfadjri du 17 decembre 2007)

Habsa Bannor "Il faut un partage du pouvoir entre les communautés mauritaniennes"

 

Elle est secrétaire nationale chargée des relations extérieures des Forces de libération africaine de Mauritanie (Flam) et ancienne inspectrice des douanes de son pays.

Habsa Sall a été déportée, son mari emprisonné à Walata avant d'être libéré. Aujourd'hui qu'elle vit en France avec son mari, elle pense que la Mauritanie a perdu énormément de temps dans la répression alors qu'elle pouvait vivre harmonieusement. D'ailleurs, pour cela, elle indique, dans cet entretien, qu'il faut un partage du pouvoir entre communautés négro-africaine et arabo-berbère.

Mauritanie : la langue arabe, révélatrice de tensions

Interview d’Alain Antil, chercheur à l’Institut français des relations internationales (Ifri). La tension est palpable depuis le mois de mars, sur le campus de l’université de Nouakchott, capitale de la Mauritanie. La volonté d’arabisation de l’enseignement a suscité la colère des étudiants négro-mauritaniens et réveillé des tensions inscrites dans l’histoire du pays depuis des générations.

Mamadou Lamine DRAMÉ, Résistant Soninké dans l'Afrique Occidentale Française par  Yaya SY ( Anthropologue, Professeur d'Histoire )

Malamine Demba Dibassi Dramé Saama (ou Fadiga d'après certains témoignages) est né à Goundiourou (8 km au sud-est de Kayes dans le Khasso). La date de naissance de Mamadou Lamine Dramé est imprécise et nous attendons des informations plus fines dans les recherches futures pour la cerner autour de plus ou moins cinq ans.
Date de naissance 1830 selon A. Bathily et 1840-50 d'après I Baba Kaké.

Journée mondiale des réfugiés : Déportés de leur pays, depuis 1989, les 14 000 réfugiés mauritaniens  installés à Dagana, racontent leur calvaire

Au faubourg de la commune de Richard-Toll, à quelques encablures des réserves de la compagnie sucrière sénégalaise (CSS), les sept (7) sites de recasement des réfugiés Mauritaniens, se conjuguent avec les événements de 1989. Ces sites, qui sont au nombre de 23, répartis dans tout le département de Dagana, regorgent plus de 14 000 déportés qui, généralement de race noire, vivent dans des conditions difficiles. Des leaders de mouvements et acteurs de la société civile du pays d’Abdel Aziz, qui de plus en plus, s’intéressent à leur cas, n’ont pas manqué de s’attaquer à leur régime politique jugé « raciste ». Dépourvus de tous  leurs biens, pour vivre « l’enfer » ici, ces réfugiés, estiment vouloir rentrer chez eux, mais émettent des réserves.

La reforme foncière mauritanienne du  5 juin 1983 ou comment faire main basse sur les terres de la vallée du fleuve Sénégal

L'ordonnance du 5 juin 1983, au delà des raisons officielles qui semblent en être le fondement, n'est que la consécration sur le plan juridique de la volonté du pouvoir mauritanien d'asseoir davantage sa main mise sur tous les secteurs de la vie économique du pays. Après avoir accaparé le pouvoir politique (voir Manifeste du Négro-mauritanien opprimé) et étendu sa domination sur le plan culturel(arabisation presque totale du pays au mépris de l'identité culturelle des Négro-africains), il ne lui restait plus, compte tenu des perspectives alléchantes de l’après barrage, qu'à exproprier les paysans noirs de la vallée de leurs terres. C'est à cette fin qu'à été édictée l'ordonnance 83 127 du 5juin 1983. Les objectifs officiellement poursuivis par l'ordonnance sont de 3 ordres :

Cheikh Moussa Kamara " Le Savant de Ganguel Soulé "

Que sait-on de la vie de ce Cheikh qui brilla à Ganguel comme un soleil de midi ? Un acte de naissance trouvé à Matam daté du 7 février 1930 est ainsi libellé : Le nommé Cheikh Moussa Kamara est bien le fils de feu Ahmed el-Habib et de feue Mariam DADE, né vers 1864 à Gouriké-Samba-Diom, canton de Damga, cercle de Matam (Sénégal). Cet extrait de naissance est signé par l'administrateur Dupont. De plus le Cheikh Moussa a écrit son autobiographie, intitulée Tabsir el-Hâ'if el-hairan wa tadkîruhu bi sa'a rahmat Allah al-Karîm-el- Mannân ou ''Biographie pour contenter l'effrayé, l'inquiet dans la grâce étendue de Dieu, le Généreux, le Bienfaiteur''. On possède enfin la presque totalité de ses écrits à l'IFAN.

 

Amar SAMB

Mauritanie: Les subsahariens se sentent discriminés au sujet de la carte de séjour

ALAKHBAR (Nouakchott)-Les ressortissants subsahariens vivant en Mauritanie se sentent discriminés au sujet de la carte de séjour, selon plusieurs témoignages que Alakhbar a recueillis auprès d’eux.
 

Les autoriés de Nouakchott ont réaffirmé, à plusieurs occasions, que la carte de séjour concerne «tous les étrangers vivant en Mauritanie». Toutefois beaucoup de subsahariens estiment être la seule cible des récentes arrestations, détentions et reconduites à la frontière faute de carte de séjour. L’Authentique quotidien, dans son numéro 1776, jeudi 7 mars 2013 a écrit : «Face à la recrudescence des rafles et des reconduites systématiques aux frontières (….) c’est surtout le sentiment de vivre une véritable ségrégation qui ronge les immigrés africains, qui remarquent que les étrangers arabes sont épargnés et qu’ils sont les seuls à être traqués».

Mauritanie: Discriminations et questions foncières

Le revers et l’envers


Nous voulons livrer, ici, une revue et un aperçu des rapports entre Discriminations et Réforme foncière en Mauritanie tels que nous les percevons, à travers notre lecture des textes et des événements relatifs à la problématique du foncier en Mauritanie.

Quelle forme de lutte face à la radicalisation de la politique de discrimination raciale et d’exclusion systématique des noirs de Mauritanie ?

En parlant de noirs, je refuse d’entrer dans le débat sans fin opposant les partisans d’une négritude africaine des noirs de Mauritanie aux tenants d’une négritude mauritanienne spécifique supposée plus inclusive que la première. Le débat qui déchire la communauté Haratine entre arabité, spécificité identitaire et négritude, ne serait, ainsi pas à l’ordre du jour dans notre communication. Parlant de noirs, je désigne les communautés haratines, haalpulaars, bamanan, sooninkos et wolofs. De même j’userai le plus souvent du terme « beydane » qui reflète, à mes yeux, beaucoup plus la réalité identitaire des « arabes blancs » que le terme officiel consacré qui, d’une part prête à confusion, et d’autre part n’est utilisé que dans un esprit partisan.

Mauritanie : face à l'accaparement des terres par l'État, quels moyens de résistance ? Par Jack Beauregard.

Sous ce soleil tropical, à 40 degrés, nous suons tous à grosse gouttes. Le fleuve Sénégal est à deux pas et l'air est chargé d'humidité. L'irrigation des champs vient apporter un peu de fraîcheur, lorsque notre hôte, agriculteur mauritanien d'une quarantaine d'années, allume sa motopompe dont l'installation est très récente. Ce système d'irrigation, explique-t-il, lui permet de cultiver à bonne distance du fleuve, sur l'ensemble de son terrain de deux hectares. D'un coût modeste, ce matériel s'inscrit surtout dans la stratégie réfléchie d'une ONG locale, l'Association Mauritanienne pour l'Auto-développement (AMAD), qui cherche à renforcer les capacités des producteurs locaux pour mieux justifier leur présence et leur légitimité face à l'État mauritanien qui mène depuis plusieurs années une politique discrète d'accaparement des terres, qu'il revend bien souvent à des entreprises multinationales (saoudiennes, soudanaises, libyennes, etc.). Une problématique commune à bon nombre de pays, et notamment sur le continent africain. Nous avons pu rencontrer, le 2 octobre 2014, le président d'AMAD, M. Elhadj Mamoudou Ba, au siège de son ONG. Il nous a accordé une interview et nous a ainsi exposé les contours de sa démarche et ses motivations. Un combat digne de David contre Goliath.

«Dans le Sud mauritanien, la vie d’un Kowri  ne vaut pas celle d’un dromadaire ! »(1)

On se souvient encore certainement de la visite du colonel Ould Taya  au Gidimaxa au début de l’année 1987. Répondant aux doléances d’une délégation d’agriculteurs gidimaxanko venue demander la protection de leurs cultures contre les dromadaires dont les propriétaires restaient impunis, malgré les dégâts que leurs troupeaux causaient, le gouverneur de cette région administrative de l’époque, Dah Ould Abdel Jelil, actuellement ministre de l'intérieur, des Postes et Télécommunications, avait répondu à la place du président que «(…) les dromadaires étaient aussi mauritaniens que les villageois de la vallée du Sénégal. Ces animaux avaient donc le droit de venir s’abreuver au fleuve comme les agriculteurs avaient le droit de cultiver leurs terres (…)». Là n’était pas la question car les Gidimaxanko n’ont jamais contesté aux propriétaires le droit de faire abreuver leurs troupeaux au fleuve.

Hommes illustres.

"Mwalimu'', le professeur, Julius Kambarage Nyerere (1922-1999)

 

Premier président du Tanganyika indépendant, créateur de la Tanzanie, promoteur du socialisme africain, ''l'Ujamaa'', panafricaniste convaincu, membre fondateur de l'Organisation de l'Unité Africaine (OUA), pilier des mouvements de libération africains, Julius Nyerere est l'un des hommes d'Etat africains qui a marqué le 20ème siècle.

M'bouh Séta Diagana: "La littérature mauritanienne ne devrait souffrir d'aucun complexe"

M’bout Séta Diagana, professeur de littérature à l’Université de Nouakchott, vient de publier aux éditions Harmattan son premier livre "Eléments de la littérature mauritanienne de langue française". La présentation de ce livre a eu lieu au Centre Culturel Français de Nouakchott, ce mardi 28 Octobre.

De la poésie engagée au roman en passant par la poésie du dialogue et le théâtre, il aborde tous ces différents genres de la littérature mauritanienne d’expression française.

Sur la quinzaine de romans qu’il a étudiés, la thématique de l’esclavage occupe une place prépondérante dans la littérature mauritanienne d’expression française. Dans une large mesure, nos auteurs abordent, sans tabous et sans détours, sous différents angles cette question.

Solidarité avec les détenus d’Aleg.

S.O.S Djibi Sow

 

Extrait de la prison d’Aleg et transféré à Nouakchott suite à la détérioration de son état de santé, le prisonnier Djibi Sow se trouverait ces derniers jours dans une situation grave. Si une intervention d’urgence n’est pas engagée en sa faveur, il ne devrait, malheureusement plus, être de ce monde.

Déclaration des Flam.

Les  Visitations d'Aziz: le bilan.

 

Une série de Visitations des territoires meurtris du Sud entamée à partir de fin avril 2015 a conduit en 3 mois, Mohamed Ould Abdel Aziz ; le président du Système Beydane(SB), dans les villes, villages et campagnes du Waalo, du Fuuta Tooro et du Gidimaxa en condottière.

Mauritanie: la chasse aux Africains  se poursuit

 

Après une petite accalmie, les autorités mauritaniennes ont repris les campagnes de rafles et d'expulsions des ressortissants africains, installés en Mauritanie, dont certains depuis plusieurs années.

Motif évoqué: situation irrégulière, absence de cartes de séjour etc.

La Mauritanie raciste et chauvine  à l’exposition universelle de Milan 2015

Sur cette page de présentation où est affichée la diversité raciale et ethnoculturelle de la Mauritanie ?

A Milan, comme ailleurs (foires internationales ect.), seulement la Mauritanie et les produits de l’artisanat beydane sont présents .
Ce manque de considération des organisateurs de ces manifestations vis à vis de la représentation multiculturelle de notre pays est déplorable.

 

Violences, répressions dans les régions de la vallée du fleuve Sénégal : le vrai visage du système beydane

Face aux populations noires de la vallée du fleuve Sénégal, venues manifester pacifiquement  leur mécontentement, et dénoncer ses injustices, le régime du système beydane comme par le passé  a répondu  par la violence, la répression et les arrestations arbitraires.

Les propos négrophobes de la philosophie des lumières

Depuis la fin du moyen-âge et le début de la renaissance , l’exploitation de l’homme par l’homme avait trouvé une justification dans les textes sacrés . Ainsi la caution morale trouvé, il devenait impératif de la justifiée intellectuellement et conceptuellement. La quasi-totalité des savants de l’époque jusqu’à nos jours s’y sont attelés. Voici quelques citations célèbres de ce paradigme :

Flam.

Suivre les Flam sur

Adherer