Des communautés du sud mauritanien dénoncent l'expropriation de leurs terres.

Tidiane Kane, ex-maire de la commune de Dar El Barka, explique: « Il s’agit d’un projet englobant théoriquement une superficie de 3200 hectares. Mais au vu du schéma sur la carte et des nombreuses localités citées, la superficie réelle visée est de 9200 hectares.

 

" Des topographes et pédologues sont déjà sur place, et ont débuté les travaux d’aménagement. L’exécution de ce projet est une violation des codes foncier, forestier, pastoral et environnemental de la Mauritanie, a-t-il dénoncé. Ainsi qu’une atteinte grave à la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (Cadhp). Raison pour laquelle nous rejetons catégoriquement la réalisation du projet », a-t-il déclaré.

 

Par ailleurs, ces communautés appellent à la mobilisation de tous « gouvernement, ambassades, organisations de défense des droits humains, Organisations de la société civile (Osc), pour soutenir un combat commandé par le refus de la confiscation de terres appartenant à des communautés pauvres dont la survie en dépend, car ces terres servent à l’agriculture sous différentes formes et au pâturage du bétail.

Le 9 mars dernier, signale-t-on, le gouvernement mauritanien et l’Organisation arabe pour l’Investissement et le Développement Agricole (Oaida) ont signé une convention relative à un bail portant sur 3200 hectares.

 

Ce projet vise « la promotion des produits agricoles en général, notamment ceux considérés comme stratégiques pour la Mauritanie », déclarait pour la circonstance le ministre des Finances, Moctar Ould Diay.

Pour sa part, le président de l’Organisation arabe pour l’Investissement et le Développement de l’Agriculture, Mohamed Ben Abeid El Mezroui, a exprimé sa volonté à œuvrer au développement d’une coopération dynamique avec la Mauritanie.

 

Les populations de la vallée du fleuve en Mauritanie dénoncent régulièrement l’accaparement de leurs terres par des nationaux plus fortunés et des étrangers en violation des lois foncières, avec de graves risques d’insécurité alimentaire pour les communautés.  

Source: Pana

Flam.

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