Mauritanie:appel à la vigilance

Les villes mauritaniennes comme Nouakchott, Rosso, Boghé commencent à retrouver ses journées agitées de protestations des années 1980.

Les  chauffeurs de taxi ont entamé le 1er mai 2017 un mouvement de protestation pour exprimer leur ras le bol des rackets de l’Etat par l’intermédiaire de textes illégaux et des agents de police qui, corrompus jusqu’à la moelle, ont transformé le racket en usage légalisé fortement établi.

 

La jeunesse noire, en détresse, car exclue de la scolarisation depuis 2012 à cause des combines d’enrôlement, a déclenché des actions de révoltes à Nouakchott, Rosso et  Boghé  pour exprimer son rejet de ce système raciste.

Dans ces mouvements, le régime s’est permis d’infiltrer des délinquants qui ont agressé des commerçants maures, et de ce fait, faire croire à une attaque perpétrée par des Noirs en falsifiant des images montrant des maures soi-disant blessés.

 

Cette démarche ne cache-t-elle pas des actions punitives du système, visant à réprimer cette jeunesse qui n’arrête pas d’exprimer son rejet.

Face à cette menace, le régime commence à mettre en place des accusations de manipulation extérieure comme à chaque fois qu'une réaction légitime de la population a lieu.

 

La manœuvre est claire. C’est le remake de 1986 quand le régime de Maouiya Ould Sid’ Ahmed Taya falsifia le manifeste du Négro-Mauritanien opprimé produit par les FLAM, qu’il distribua pour mobiliser la communauté beydane autour du « péril noir » qu’il fallait stopper.

 

La suite nous la connaissons : arrestation des cadres des FLAM, dont 4 moururent dans des conditions de détention extrême, déportation de milliers de Noirs au Sénégal et au Mali en 1989, massacres de populations dans la vallée dont des fosses ont été découvertes à Wothié et à Sorimalé entre autres, massacres de militaires négro-mauritaniens en 1990-1991 avec les 28 soldats pendus le 28 novembre 1990 pour célébrer l’indépendance de la Mauritanie.

Cette fois-ci, le but de la manœuvre est de tenter de déclencher une guerre raciale dont les Noirs feront les frais. Depuis des années, le régime s’est permis de distribuer des armes lourdes et légères à la communauté maure pour la préparer à un nouveau pogrom, car cette dernière est consciente que la communauté harratine ne se fera plus manipuler pour constituer leur bras armé.

 

Le décès d’Ely Ould Mohamed Vall ancien directeur de la Sûreté nationale  durant des années de braise, survenu le 5 mai 2017 sans avoir répondu de ses actes devant la justice (tortures, massacres et déportations de populations noires mauritaniennes etc.) pose la question du « passif humanitaire » et l’impunité dont bénéficient à ce jour tous les criminels et assassins qui continuent à se pavaner librement dans le pays.

 

Et aujourd’hui, on assiste à une tentative de minimaliser la composante noire en Mauritanie par le biais d’un recensement de la population qui s’apparente plutôt à un génocide biométrique du fait des artifices mis en place pour empêcher les véritable autochtones de se réclamer du pays de leurs ancêtres, la Mauritanie.

 

 

Le régime sera considéré comme seule responsable et coupable de toute action de soi-disant vengeance exercée par certains maures manipulés contre les Noirs.

La Communauté noire doit refuser toute action d’intimidation et faire preuve de vigilance face à ces nouvelles menaces.

 

1966, 1979,1986-1987,1989, 1990-19091 ne se reproduiront plus.

Seule la chute de ce système beydane inique pourra arrêter la marche dangereuse du pays vers une implosion certaine.

Toutes les organisations soucieuses de justice, d’égalité doivent s’unir pour mettre fin à ce système.

Flam.

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