Violences, répressions dans les régions de la vallée du fleuve Sénégal : le vrai visage du système beydane

Culture et société : Dibeerou*, Talatay* Thiambene.

 

 

A l’image des femmes de NDer dans la walo sénégalais qui avaient préféré se faire bruler vives que d’êtres captives, à Thiambène petite bourgade dans la commune de Jidre El Mohguen dans le département de Rosso, depuis le dimanche 24 mai, une quinzaine de femmes « assiègent » la brigade de gendarmerie de cette localité pour être édifiées sur le sort réservé à leurs terres.

L’accaparement des terres est loin d’être un contentieux apuré entre autorités et habitants de la vallée, et la volonté affichée de même que la propension à s’attribuer ces espaces cultivables au sud fait grincer des dents.

A Thiambène (30 kilomètres de Rosso), un conflit vieux de 1995, a refait surface (voir en fac similé). Un problème foncier avait surgi dans ce village et le droit aurait été dit en faveur des villageois, droit qui a cimenté leur appartenance sur ces terres.

Mais la descente de certaines autorités il y a une semaine sonne comme un désaveu. En effet, les accros du village vibrerons avec la faute de quelques propres fils de ce terroir, Bâ Madine ancien directeur de l’Agence National pour la Réinsertion des réfugiés–ANEER-, Moudire Ould Bouna député, Ahmet Tall Diagne député aussi, Babacar Samb, entre autres se trouvent dans le prisme des déboires de Thiabène.

Et c’est avec la bénédiction de certains d’entre eux que tout dernièrement, des velléités de main mise sur des champs ont été réactualisées par des bandits à col blanc. La commission composée par les autorités citées plus haut après un échange musclé avec le village de Thiambène, s’est retirée à Rosso rendre compte au gouverneur du Trarza. Elle n’est pas revenue selon nos sources. C’est tant mieux.

Mais cela n’a pas ébranlé la détermination des treize femmes appuyé par trois hommes dont le chef de village de Théramène. Au moment où nous mettons sous presse, notre source joint au téléphone indique « qu’elles ont été acheminées de la brigade au tribunal. Elles ont refusé de signer le document qui leur a été donné par les autorités judiciaires, car ignorant son contenu ». Signalons, le soutien et la présence des femmes de femmes de Fass, Keur-Mour, et wenkh à leur endroit. Thiabème remercie aussi le député Ahmet Tall Diagne.

Courage, ténacité, pugnacité, sont des mots qui qualifient ces femmes qui sont loin de ces hommes qui rasent le mur toute honte bue.

ADN

*Dimanche, *Mardi, en wolof.


 

Les femmes de Thiambène comparaissent devant le juge d’instruction du Tribunal de Rosso

 

 

Les femmes de Thiambène ont été présentées ce lundi 1er Juin devant le juge d’instruction du Tribunal de Rosso, une semaine après leur interpellation.

Aminétou Mint El Moktar (Association des Femmes Chefs de Famille), Boubacar Ould Messaoud (SOS Esclaves) et Me Fatimata Mbaye (Association Mauritanienne pour les Droits de l’Homme) sont sur place pour assister à l’audition des femmes de Thiambène par le juge d’instruction du Tribunal de Rosso. Leur audition a débuté depuis vers 12h et se poursuit toujours, selon une source proche des femmes interpellées.

C’est Me El Id (avocat de SOS Escalves) qui a été commis pour défendre ces femmes arrêtées lundi dernier dans le cadre d’un conflit les opposant à une dame qui aurait bénéficié d’un titre de propriété décerné par les autorités administratives sur les terres de leurs ancêtres.

Il s’agit notamment d’une plantation de manguiers perdue par ces populations suite à leur déportation vers le Sénégal dans la foulée des troubles inter-communautaires d’avril 1989.

Dans le sillage de ces arrestations, des organisations de défense des Droits de l’Homme, comme le FONADH, avaient exprimé leur vive inquiétude.

 

 

Visites de O. Abdel Aziz dans le Brakna : plusieurs arrestations à Dar-el-Barka, détention de Balas à Boghé

 

 

Plusieurs personnes, dénonçant la volonté de l’Etat mauritanien d’exproprier leurs terres au profit d’investisseurs étrangers, ont été interpellées ce lundi matin, à Dar-el-Barka, dans la moughataa de Boghé, dans le sud du pays, a appris CRIDEM d’une source locale.

Ces personnes arrêtées sont actuellement détenues à la gendarmerie de Dar-el-Barka où le président Ould Abdel Aziz devrait effectuer une visite pour inaugurer un projet agricole financé par l'Organisation arabe pour l’Investissement et le Développement Agricole, a confié à Cridem la même source.

Parti de Nouakchott pour soutenir les communautés des villages de Dar El Barka, Ould Birom, Dar El Avia, le président d’Arc-en-Ciel, Alassane Hamady Soma Ba dit Balas, a été, également, interpellé par la police. Il serait actuellement détenu au Commissariat de Police.

En visite actuellement dans la wilaya du Brakna, le président Ould Abdel Aziz fait face à un mécontentement populaire. Dimanche, à Boghé, des jeunes qui tentaient de manifester pour dénoncer le manque d’eau dans leur ville, ont été violemment tabassés par la sécurité présidentielle.

 

 

La garde présidentielle agresse violemment le Rappeur Bi Djiby

 

 

Des éléments de la garde présidentielle ont roué de coups le rappeur mauritanien Bi Djiby (Photo), pour avoir froissé un portrait du Président Mohamed Ould Abdel Aziz devant ses soutiens, à l’occasion de la visite effectuée hier dimanche 31 mai par le Chef de l’Etat mauritanien à la ville de Boghé.

« Merci », a dit le Président Ould Abdel Aziz à l’artiste, rapportent des sources témoins de l’incident, avant que des gardes chargés de la sécurité du Président ne prennent à partie Bi Djiby qui avait perdu conscience sous l’effet des coups de pied. 

Le rappeur qui a été évacué à l’hôpital de Boghé serait toujours, selon des sources familiales, en salle de réanimation, en raison de fractures survenues au cours de cette agression.

 

 

Les forces de sécurité tabassent deux frondeurs lors de l’accueil du président Aziz à Boghé

 

 

Les forces de sécurité ont passé à tabac deux jeunes frondeurs lors de l’accueil du chef de l’Etat cet après-midi à Boghé. Souleymane Bocoum, président du mouvement Y’en a marre et Kalidou Senghott ont subi la furie des éléments des forces de sécurité habillés en civil.

Les jeunes frondeurs qui portaient des brassards rouges protestaient à l’arrivé du président Mohamed O Abdel Aziz en brandissant des bidons vides pour réclamer une eau saine pour Boghé. Les jeunes frondeurs scandaient « l’eau, c’est la vie ».

Bien avant même l’arrivée du chef de l’Etat, ces forces qui ressemblent à des milices créés de toutes pièces pour traquer les contestataires de la tournée de Aziz pourchassaient, agressaient et tabassaient les jeunes et les conduisaient au commissariat de police pour les emprisonner.

Souleymane Bocoum, rappeur tentait à en croire certains témoins qui ont vu la scène de s’approcher du Raîss pour s’exprimer et du coup, des éléments des forces de sécurité sont tombés sur lui pour le rouer de coups sur tout le corps avant de lui menotter les mains le laissant évanoui. Un groupe de jeunes l’ont transporté dans leurs bras scandant, « il est mort », « il est mort ».

Arrivés au centre médical où Aziz effectuait une visite, l’accès lui sera refusé par les éléments du BASEP. Il a fallu attendre le départ du président Aziz pour qu’il puise accéder au CM. Selon des sources médicales, le jeune homme souffre de douleurs au niveau de l’abdomen et du cou. Des gendarmes ont investi tôt le quartier de Boghé Dow faisant le porte à porte à la recherche de ces jeunes qui n’ont fait qu’exprimer une doléance. Le pouvoir a perdu la sérénité depuis le premier jour de la visite à Aleg lorsque les militants de l’IRA ont manifesté devant Aziz.

 

 

Visites de O. Abdel Aziz dans le Brakna : plusieurs arrestations à Dar-el-Barka, détention de Balas à Boghé

 

 

Plusieurs personnes, dénonçant la volonté de l’Etat mauritanien d’exproprier leurs terres au profit d’investisseurs étrangers, ont été interpellées ce lundi matin, à Dar-el-Barka, dans la moughataa de Boghé, dans le sud du pays, a appris CRIDEM d’une source locale.

Ces personnes arrêtées sont actuellement détenues à la gendarmerie de Dar-el-Barka où le président Ould Abdel Aziz devrait effectuer une visite pour inaugurer un projet agricole financé par l'Organisation arabe pour l’Investissement et le Développement Agricole, a confié à Cridem la même source.

Parti de Nouakchott pour soutenir les communautés des villages de Dar El Barka, Ould Birom, Dar El Avia, le président d’Arc-en-Ciel, Alassane Hamady Soma Ba dit Balas, a été, également, interpellé par la police. Il serait actuellement détenu au Commissariat de Police.

En visite actuellement dans la wilaya du Brakna, le président Ould Abdel Aziz fait face à un mécontentement populaire. Dimanche, à Boghé, des jeunes qui tentaient de manifester pour dénoncer le manque d’eau dans leur ville, ont été violemment tabassés par la sécurité présidentielle.

 

Source:Cridem.org

 

 

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