Ibn Khaldoun (1332-1406) : « En raison de leur nature sauvage, les Arabes sont des pillards et des destructeurs »

En raison de leur nature sauvage, les arabes sont des pillards et des destructeurs. Ils pillent tout ce qu’ils trouvent sans combattre ou sans s’exposer. Puis ils se replient sur leurs pâturages au désert. Ils n’attaquent ou ne combattent que pour se défendre. Ils préfèrent éviter les forteresses ou les positions difficiles: ils ne les attaquent pas. Les tribus que protègent d’inaccessibles montagnes sont à l’abri de la malfaisance et des déprédations des Arabes. Ceux-ci ne franchiront pas de collines ou ne prendront pas de risque pour aller chercher les montagnards.

Célébration du plus gros génocide de l’histoire de l’humanité : L’invasion de Christophe Colomb en Amérique

« Si vous les hommes blancs, n’étiez jamais venu ici, ce pays serait encore tel qu’il était autrefois. Tout y aurait conservé sa pureté originelle. Vous l’avez qualifié de sauvage, mais en réalité il ne l’était pas, il était libre. Les animaux ne sont pas sauvages, ils sont seulement libres. Nous aussi l’étions avant votre arrivée. Vous nous avez traité de sauvages, vous nous avez appellé barbares, non civilisés. Mais nous étions seulement LIBRES !! » Léon Shenandoah, chef indien iroquois
 

Gandhi, pas si pacifiste que çà! raciste et négrophobe ... 13 citations racistes de Gandhi à propos des Hommes Noirs

Non-pacifiste du tout : 13 citations racistes de Gandhi à propos des Hommes Noirs.

Toutes les citations sont des citations directes du livreThe Collected Works of Mahatma Gandhi. Elles sont prises à partir de ses écrits et ses déclarations au cours des années qu’il a passées à travailler comme avocat en Afrique du Sud, avant de retourner en Inde en 1915 pour lutter pour l’indépendance.

Aimé Césaire: « La colonisation travaille à dé-civiliser le colonisateur »

« Discours sur le colonialisme » d’Aimé Césaire, le chantre martiniquais de la Négritude est sans conteste l’un des textes fondamentaux de la littérature post-coloniale. Cet essai traite de ce que Césaire qualifiait d’épouvantable affaire de la mission civilisatrice européenne. Selon l’ancien maire de Fort-de-France, plutôt que d’élever le monde non-occidental, les colonisateurs ont dé-civilisé les colonisés.

Malcolm X : « Les Noirs doivent contribuer à l’économie de leur communauté »

Dans son discours The Ballot or the Bullet (1964), le célèbre militant afro-américain a donné son opinion sur les problèmes économiques de sa communauté. La philosophie économique du nationalisme noir dit simplement que nous devons contrôler et contribuer à l’économie de notre communauté. Vous ne pourrez jamais ouvrir une boutique possédée par des Noirs dans une communauté blanche.

Martin Luther King (1929-1968)

Leader de la lutte pour les droits civiques et plus jeune laureat du prix Nobel de la paix à 35 ans, Martin Luther King est l'un des grands hommes du 20è siècle

Martin Luther King Jr est né le 15 janvier 1929 à Memphis dans le Tennessee. Il est fils et petit-fils de pasteur (son grand-père et son père seront pasteurs de l’Ebenezer Baptist Church à Atlanta). 

 

Le « bamboula » : histoire d’une injure raciste ancrée dans l’imaginaire français

Cannibale, sodomite, rigolo... Le terme « bamboula », prononcé jeudi 9 février par un policier sur la chaîne de télévision France 5, renvoie le Noir à la figure caricaturale d'un grand enfant brutal, et nie son humanité. Explications avec la linguiste Marie Treps.

L’origine du racisme ant - noir dans le monde

D’où vient le racisme anti noir qui existe de par le monde ? Si vous êtes africain ou d’origine africaine, c’est une question que vous avez dû vous poser au moins une fois dans votre vie. En effet, le Noir est mal vu par une grande partie de l’humanité. Lorsqu’il est dans le monde arabo-musulman, il est rejeté. Lorsqu’il est dans le monde occidental, malgré tout ses signes d’ouverture, d’occidentalisation ou d’intégration, le racisme et la haine ne sont jamais bien loin pour le traiter de bamboula, de singe, etc…

 

« Noire Amérique », la minisérie qui lutte pour que les vies des Noirs comptent

Entretien avec Caroline Blache, coréalisatrice de la websérie qu’Arte consacre à l’émancipation contemporaine des Noirs aux Etats-Unis.


Pendant trois ans, Arte Creative propose une websérie, Noire Amérique, conçue par Caroline Blache et Florent de La Tullaye. Huit courts épisodes pour évoquer le combat des Africains-Américains pour leurs droits. Un combat, hélas, plus que jamais d’actualité alors qu’un homme Noir est tué par un policier ou un vigile toutes les vingt-huit heures.

 

Ségrégation raciale aux Etats-Unis : les lois Jim Crow

Retour sur une des législations raciales les plus importantes de l’Histoire Par Capucine Légelle

 

Instaurées en 1876, les lois dites Jim Crow créent un nouvel ordre social dans le sud des Etats-Unis : la ségrégation raciale. Ce texte intervient pour hiérarchiser et ré organiser la société sudiste après l’abolition de l’esclavage et la guerre de Sécession.
Dès lors, le système ségrégationniste remplace le système esclavagiste

 

Quand ils lynchaient les noirs, les blancs aussi se croyaient soldats de Dieu

A l’instar des barbaries de l’Etat islamique, le lynchage et la torture des noirs américains pendant la ségrégation n’étaient pas seulement des actes de racisme mais aussi des actes empreints de signification religieuse, justifiés par le christianisme de l’époque

Insurrection générale des esclaves de Saint-Domingue, révolution et… liquidation

Dans la nuit du 22 au 23 août 1791, se déclenche l’insurrection générale des esclaves de Saint-Domingue, provoquant l’éclatement du système colonial esclavagiste. Cette insurrection n’était pas le fruit du hasard, ou d’un coup de chance, mais le résultat d’une organisation émanant d’un culturel, décidé à éliminer trois siècles d’exploitation sauvage de l’homme par l’homme. Elle a débordé les frontières de Saint-Domingue grâce à l’apport des révoltés aux guerres d’émancipation en Amérique Latine et aux Etats-Unis, menant à l’éclatement du premier ordre mondial, l’ordre colonial esclavagiste.

Quelles sont les circonstances dans lesquelles ce cheminement a pu se réaliser ?

Carnet de voyage: Ce que nous apprend Cuba de la révolution et du socialisme par Diagne Fodé Roland

Quand on est communiste partisan et défenseur de Cuba socialiste, visiter Cuba c'est vérifier de visu auprès de la population, dans l'organisation socio-politique, socio-économique et dans l'environnement naturel la réalité de la révolution Cubaine. Il s'agit en plus de voir en quoi le blocus est un handicap, comment la révolution Cubaine s'organise pour résister et continuer à mobiliser le peuple Cubain et fournir ainsi les arguments d'une solidarité internationaliste.

Colonia: Le camp de concentration des africains-brésiliens

Un livre récemment sorti a documente les atrocités survenues sur une période de 19 ans qui est appelée « holocauste brésilien ». Quand certains associent le terme holocauste uniquement au génocide juif commis par les Nazis, comme vous le verrez le terme est peut-être le mieux à même de décrire une terrible tâche de l’histoire brésilienne. La narration et les images que vous verrez évoqueront certainement les images des camps de concentration allemands. La différence, selon l’auteur du livre elle-même, est que la couleur des victimes de l’holocauste brésilien sont « quasiment tous noirs ».

Le grand tabou. Le racisme arabe.

Avec la libération de la Libye arrivent des informations moins joyeuses, apportées par Amnesty et Médecins pour les Droits Humains, sur les rebelles qui égorgent en quantité des noirs Africains, sous prétexte qu’ils seraient des mercenaires pro- Kadhafi. Quoique le dictateur ait enrôlé des combattants de l'Afrique Sub-saharienne, la grande majorité des noirs africains en Libye sont tout à fait des innocents immigrés et un million d’entre eux ne sont que des travailleurs invités.

Hommage: Malcolm X (19 mai 1925 – 21 février 1965), 52 ans après sa mort quel message ?

Malcolm Little devenu Malcolm X, est né le 19 mai 1925 à Omaha. Son père Earl était pasteur de l’Église baptiste et militant de la Universal Negro Improvement Association, fondée par Marcus Garvey (pasteur d’origine jamaïcaine et qui préconisait le retour des Noirs d’Amérique vers l’Afrique). Sa mère Louise était d’origine antillaise et avait la peau très blanche. En effet, sa mère avait été violée par un blanc et elle détestait son teint blanc.

Benjamin Stora : "Il faut enseigner les luttes sociales et politiques des immigrés à leurs enfants" (Vidéo)

Le nouveau président du Musée national de l'Histoire de l'immigration explique au micro de l'Humanité.fr en quoi la connaissance de l'histoire de l'immigration entant que partie intégrante de l'Histoire commune est un facteur indiscutable et nécessaire de cohésion nationale.

Il insiste également sur le travers qui consiste à réduire l'apport des immigrés à leurs particularismes religieux ou culturels en oubliant qu'ils ont été et restent aujourd'hui les bâtisseurs du pays où ils vivent et travaillent et que nombre d'entre eux sont aux avant-postes de la résistance, de la militance, et des luttes sociales et politiques qui font progresser la liberté et les droits de tous. 


Source: humanité.fr

Lettre ouverte à Hollande pour la mémoire de 178 tirailleurs sénégalais engloutis dans un naufrage

Bordeaux - L'association Mémoires et Partages a adressé une lettre au président François Hollande et au maire de Bordeaux, Alain Juppé, pour réclamer un "hommage national" à la mémoire de 178 tirailleurs sénégalais embarqués à Bordeaux et morts noyés dans le naufrage de "l'Afrique", le 13 janvier 1920.

Christiane Taubira: "Le système esclavagiste est à l'origine du racisme actuel"

Alors que le Mémorial Acte (Macte) ouvre ses portes au public en Guadeloupe, ce mardi, Christine Taubira explique à L'Express les raisons qui l'ont poussée à écrire L'Esclavage racontée à ma fille.


 

USA: Julian BOND, l'une des figures noires des droits civiques est mort

Julian Bond, l’une des grandes figures noires de la lutte pour l’obtention de l’égalité des droits civiques, est décédé samedi, après une maladie furtive à Fort Walton Beach (Floride).

Laurent JIMAJA devient le premier maire noir de Suisse!

Un nouvel exemple de la réussite noire…

Il s’appelle Laurent Jimaja, il deviendra le premier maire noir de suisse et le premier homme de gauche à siéger à l’exécutif du Grand-Saconnex.

Originaire du Bénin, il débarque à Genève en 1989, à l’âge de 30 ans, après avoir effectué ses études au Sénégal.

Haïti: deux morts  durant la journée de vote de dimanche

Deux personnes ont été tuées dimanche lors du premier tour des élections législatives en Haïti qui a été marqué par des incidents violents, provoquant la fermeture anticipée de dizaines de bureaux de vote, ont rapporté des partis politiques lundi 10 août.

 

USA: Au-delà de la colère de Ferguson, des discriminations à combattre

Rassemblement à Ferguson pour commémorer le premier anniversaire de la mort de Mike Brown, le 9 août 2015.

Un an après la mort de Mike Brown, cet adolescent noir tué par un policier blanc, une manifestation a eu lieu dimanche à Ferguson, dans le Missouri. Des coups de feu ont été tirés à l'issue du défilé ; au moins un manifestant a été blessé. Depuis un an, la violence policière est devenue un sujet quasi quotidien dans la presse, et les audits lancés par le ministère de la Justice montrent que la colère de la communauté noire américaine n'est pas infondée. Vendredi encore, un jeune homme de 29 ans a été tué à Dallas par un policier en formation.

L’ancien comptable d’Auschwitz condamné à quatre ans de prison

Oskar Gröning a reconnu au cours des audiences avoir commis une faute morale mais a dit qu'il incombait au tribunal de déterminer s'il était juridiquement coupable. Markus Schreiber / AP

Oskar Gröning, l’ancien comptable d’Auschwitz âgé de 94 ans, a été condamné, mercredi 15 juillet, par le tribunal de Lunebourg, dans le Land de Basse-Saxe, dans le nord de l’Allemagne, à quatre ans de prison pour « complicité » dans le meurtre de 300 000 juifs.

Génocide arménien : la quête de mémoire.

Des Arméniens déportés par des Turcs en 1915. (Photo AP)

Erevan accueille ce vendredi les cérémonies de commémoration des cent ans du massacre des Arméniens. La Turquie n’a jamais reconnu le génocide, mais le tabou a disparu au sein de la société turque. (source:libération.com)

Le temps rattrape toujours les criminels.

Oskar Gröning, ancien comptable d’Auschwitz, None (Photo JULIAN STRATENSCHULTE. AFP)

Auschwitz: ouverture du procès de l’ancien comptable Oskar Gröning.

(source: Libération.fr)

 

 

Soixante-dix ans après la libération des camps de concentration, le procès d’Oskar Gröning, l’ancien comptable d’Auschwitz, s’est ouvert mardi matin à Lunebourg, dans le nord de l’Allemagne, et pourrait être le dernier d’un ancien nazi.( en savoir plus).

 

« En Mauritanie, des milliers de criminels, de génocidaires connus de tous, vaguent librement à leur préoccupations, sans que cela ne gène personne. Protégés par le système raciste arabo beydane, certains d'entre eux occupent aujourd’hui différents postes à responsabilité au sein notamment de l'armée, de la gendarmerie nationale, du parlement mauritanien etc. Une situation inacceptable et insultante pour les parents des victimes de ces massacres commis par ces hommes contre  les populations noires de Mauritanie entre 1986 et 1992. Nous pouvons  changer ce fait, si nous acceptons de nous mobiliser et de faire de la lutte contre cette impunité un devoir national pour tous les Noirs de Mauritanie, pour le respect des nos frères, sœurs assassinés mais aussi au nom de la dignité humaine. Aucune solution politique, aucune "réconciliation" n'est envisageable en Mauritanie sans justice, sans la fin de cette impunité. »


 

USA: un Noir tué par un policier blanc de 8 balles dans le dosv (vidéo), RFI.

 

Un policier de Caroline du Sud a été mis en examen pour meurtre. L’officier blanc a fait feu à huit reprises sur l’automobiliste noir, dans le dos. Cette nouvelle affaire survient quelques semaines après les émeutes raciales de Ferguson et à la vague d’indignation qui a secoué le pays suite à la mort de Mike Brown. Le policier inculpé a été renvoyé, a annoncé le maire de North Charleston, ville où le meurtre a eu lieu, lors d'une conférence de presse interrompue à plusieurs reprises par les cris de certaines personnes réclamant «justice».

Avec notre correspondante à New York, Anne-Marie Capomaccio

Les Etats-Unis commémorent les 50 ans de leur «Bloody Sunday».

 
mediaUne femme et sa fille font un selfie devant le pont Edmond Pettus, le 6 mars 2015, 50 ans après la marche historique pour les droits civiques de 1965.REUTERS/Tami Chappell
 

Les Etats-Unis commémorent ce samedi 7 mars leur « Bloody Sunday », un dimanche sanglant qui a endeuillé le pays voilà exactement 50 ans, le dimanche 7 mars 1965. A Selma dans l'Alabama, malgré les lois mettant fin à la ségrégation, les autorités refusaient à l'époque d'enregistrer les électeurs noirs. La manifestation pacifique organisée ce jour-là sera finalement réprimée dans le sang. Barack Obama, son épouse Michèle et leurs deux filles vont participer à cette marche, en compagnie des manifestants de l'époque.

 

Avec notre envoyée spéciale à Selma, Anne-Marie Capomaccio

Selma est en ébullition depuis deux jours. La venue d'un président des Etats-Unis dans la petite ville est un évènement en soi, mais la présence du premier président noir de l'histoire du pays sur le pont Edmond Pettus, à l'endroit même où les policiers ont chargé sur les manifestants il y a 50 ans, est un symbole que chacun, dans la communauté noire, veut immortaliser.

 

Âgée de 87 ans, Della Bryant est une militante pour les droits civiques depuis les années 1940. Elle sera dans la tribune d'honneur et n'a pas l'intention de se contenter de commémorer lavictoire de 1965. « On célèbre les 50 ans ! Mais nous reculons ! », regrette-t-elle. « C'est ce que je vais lui dire. Nous repartons en arrière et vous ne le réalisez peut-être pas ! »

Elle fait bien sûr allusion à la ville de Ferguson, qui connaît depuis l'été dernier des émeutes récurrentes, après qu'un policier a tué le jeune Michael Brown. Deray McKesson arrive lui-même de Ferguson avec l'espoir que Barack Obama prenne clairement position sur le problème racial qui, selon lui, n'est pas réglé aux Etats-Unis. « Il y a une ébullition qui traverse le pays, les gens manifestent et sont en colère. La police tue des Noirs dans toute l'Amérique et donc j'espère qu'il ne va pas passer sous silence cette réalité. »

 

Deux Afro-Américains sur cinq sous le seuil de pauvreté

La région de Selma est l'une des plus déshéritées des Etats-Unis. C'est une bourgade où, de l'avis de tous, on assiste a une « reségrégation » sociale. Dans ce comté, 40% des Africains-Américains vivent sous le seuil de pauvreté.

 

Ma mère est morte et j'ai entendu les adultes expliquer que si elle n'avait pas été Noire, elle aurait survécu.
Linda Lowery, manifestante à Selma en 1965

 

Linda Lowery a 64 ans. Mais le 7 mars 1965, elle était l'une des plus jeunes manifestantes de la marche pour le droit de vote, sur le pont Edmond Pettus de Selma. « A cette époque, je pensais que les choses allaient changer pour nos parents, s'ils avaient le droit de vote », se souvient-elle. La jeune Linda avait entendu Martin Luther King prêcher dans la petite église baptiste de son quartier. L'éloquence du pasteur avait réveillé en elle des souvenirs douloureux. « La première fois que j'ai compris la ségrégation, j'avais sept ans. Ma mère est morte et j'ai entendu les adultes expliquer que si elle n'avait pas été Noire, elle aurait survécu. Sous-entendu : elle aurait pu aller à l'hôpital des Blancs. »

C'est ainsi que Linda est devenue militante, à 14 ans. L'adolescente sera grièvement blessée sur le pont. Ses cicatrices réveillent, les jours de pluie, de bons et de mauvais souvenirs. Car pour Linda, les manifestations de Selma ne rappellent pas seulement la violence des suprématistes blancs. Le Pont Edmond Pettus est aussi le lieu où elle a rencontré celle qui est aujourd'hui encore sa meilleure amie. Une jeune californienne blanche, qui avait répondu à l'appel de Martin Luther King.

Annonces concrètes

Tout le monde à Selma met l'accent sur les disparités sociales. L'égalité des droits, cela ne suffit plus, dit-on ici. La population attend non seulement une prise de position de Barack Obama sur le sujet, mais des annonces concrètes, sur l'éducation et l'économie. Ce discours de Selma est donc une sorte d'examen de passage pour le premier président africain-américain.

 

Martin Luther King lors d'une marche pour le droit de vote des Afros-Américains entre Selma (Alabama) et Montgomery, en mars 1965.Getty Images/Express/William Lovelace

On s'attend à une grande émotion, 50 ans après la violente répression de la manifestation, un demi-siècle après le passage de la loi qui a obligé les Etats du Sud à respecter le droit de vote des Noirs. Et cela n'a pas été facile, car la résistance des suprématistes blancs a été forte.

 

Pour beaucoup d'anciens qui étaient sur le pont Edmond Pettus en 1965, « si Barack Obama est à la Maison Blanche, c'est grâce au courage de ceux qui ont manifesté. Si Barack Obama est président, c'est grâce aux marcheurs de Selma. »

 

Source:RFI

Obama à Selma: «L'histoire raciale étend toujours son ombre sur nous»

 
mediaBarack Obama entouré de sa famille sur le pont de Edmund Pettus à Selma, en Alabama, pour une marche symbolique contre la discrimination 50 ans après Martin Luther King, le 7 mars 2015.REUTERS/Jonathan Ernst
 
 

A la tribune : la famille Obama, l'ancien président George W. Bush, et John Lewis, leader de la marche de 1965 et qui siège aujourd'hui à la Chambre des représentants. Avec eux, quelque 40 000 personnes ont submergé la petite ville américaine de Selma, ce samedi 7 mars, pour rendre hommage aux militants des droits civiques sévèrement réprimés sur le pont Edmond Pettus lors de la célèbre marche de Martin Luther King. Pour les 50 ans du « Bloody Sunday », la foule attendait des paroles fortes du premier président noir du pays.

 

Avec notre envoyée spéciale à SelmaAnne-Marie Capomaccio

« Si quelqu'un m'avait dit qu'un jour je serai de retour ici pour vous présenter le premier président afro-américain, j'aurais dit : " Vous êtes fous ! Vous avez perdu la raison ! Vous dites n'importe quoi ! " »

Tout est dit ou presque par John Lewis. Un président noir qui salue les survivants du « Bloody Sunday » : aucun d'entre eux n'auraient pu l'imaginer. Mais au-delà du symbole et de l'émotion, Barack Obama a prononcé le discours que la communauté noire attendait. Le tabou est brisé avec la reconnaissance des problèmes raciaux qui demeurent aux Etats-Unis :

« Ce serait une erreur fondamentale de dire que Ferguson est un incident isolé, que le but qui a mené ces hommes et ces femmes à Selma a été atteint, a lancé Barack Obama. Nous n'avons pas besoin d'un rapport sur Ferguson pour savoir que cela n'est pas vrai ! Nous devons juste ouvrir nos yeux et nos oreilles pour savoir que l'histoire raciale de cette nation étend toujours son ombre sur nous. »

 

De l'avis de beaucoup dans l'assistance, pour la première fois en six ans de présidence, Barack Obama a parlé avec son cœur, il s'est exprimé en tant qu'homme noir, en empathie avec sa communauté et non en leader politique. Le président a exhorté les jeunes à reprendre le flambeau et à agir pour leurs droits sans se lamenter sur un système américain loin d'être parfait - Barack Obama le reconnait.

 

De gauche à droite: Mme et M. Bush, Mme et M. Obama et John Lewis.REUTERS/Jonathan Ernst
 

Une foule conquise par le discours d'Obama

Le président des Etats-Unis a prononcé à Selma le discours que la communauté noire espérait, le discours qui n'avait pas été prononcé à Ferguson, Cleveland ou New York, après la mort de citoyens noirs tués par des policiers blancs. Comme André, venu avec son petit garçon, nombreux sont ceux qui sont repartis le sourire aux lèvres :

« Son discours a été magnifique, dit-il. Il a parlé d'égalité et il a dit que l'un des objectifs les plus importants est que nous allions voter (voir encadré, Ndlr). Nous devons mener notre combat, et nous, les jeunes, passer moins de temps à geindre. Nous devons nous motiver pour reprendre le travail que les anciens ont fait avant nous. »

 

Des étudiants et lycéens des quatre coins des Etats-Unis étaient là, guidés par des professeurs qui avaient l'intention de leur montrer un moment d'histoire. Un public à 90% afro-américain, qui a très bien reçu le message de Barack Obama : les objectifs des marcheurs de Selma n'ont pas tous été atteints ; il faut que les plus jeunes se prennent en main.


Le droit de vote menacé aux Etats-Unis

Barack Obama a été ovationné lorsqu'il a évoqué le droit de vote. C'est la cause qui avait mené les marcheurs sur le pont il y a 50 ans et c'est un droit, selon Barack Obama, qui est toujours menacé aujourd'hui. Le président fait allusion aux Etats américains qui, profitant d'une faille dans le système, demandent désormais des cartes d'identité avec photo aux électeurs pour pouvoir voter, une condition impossible à remplir dans ce pays pour les moins éduqués et les plus pauvres, parmi lesquels une très forte majorité afro-américaine.

 

« En faisant des efforts, nous pouvons protéger les fondations de notre démocratie pour lesquelles tant de marcheurs ont traversé ce pont, et c'est le droit de vote dont je parle ! Aujourd'hui, en 2015, 50 ans après Selma, nous avons des lois à travers ce pays qui sont taillées sur mesure pour empêcher les gens de voter. Et alors que nous parlons, de nouvelles lois de ce genre sont en gestation. La loi sur le droit de vote, avec tout ce sang versé, tant de larmes et de sueur, le produit de tant de sacrifices, est affaiblie. Comment est-ce possible ? », s'est exclamé Barack Obama.

 

Et de lancer un appel aux parlementaires : « La loi sur le droit de vote est l'un des accomplissements de notre démocratie. Le président George Bush l'a renouvelée lorsqu'il était en fonction. Une centaine de membres du Congrès sont venus ici pour rendre hommage à ceux qui ont risqué la mort pour protéger ce droit. Si nous voulons commémorer ce jour, il faut que ces 100 parlementaires rentrent à Washington et rassemblent 400 parlementaires de plus, et qu'ensemble, ils fassent la promesse de faire revivre cette loi cette année. Et c'est pour cela que nous sommes sur ce

pont ! »

 

Source : RFI

Non à l'impunité des crimes de génocide en Mauritanie:

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