Opinions.

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Non au 28 novembre à KAÉDI, par Hawa TALL

Nous sommes un certain 28 novembre, les nôtres, nos pères nos frères, nos oncles, beau-frères, nos cousins, furent pendus pour célébrer la fête de l’indépendance.

Qu’importe la date le jour l’heure, c'est le monde qu’ils ont pendu, notre monde, notre espace temps, notre connu, notre univers, nos espoirs ont été assassinés dans une prison sordide.

L'histoire d'une justice à géométrie variable...!!!

Les lieutenants Amadou SAAR, SEYDI BA et Saydou SY exécutés le 6 décembre 1987:

 

Soupçonnés de tentative de coup d'état, ces fils dignes de la Mauritanie avaient été exécutés par le régime sanguinaire de Ould Taya dont les poids lourds militaro-politiques de l'époque sont en vie et aux affaires pour certains. Ces trois lieutenants avaient subi irréversible dans un pays où prendre le pouvoir par un coup d'état était et est toujours la norme.

uels choix pour la Mauritanie: Par Babacar TOURE: Envoyé spécial de Sud-magazine à Nouakchott (1987)

Le vent léger qui balaie la capitale mauritanienne en cette fin d´année,est á la fois sec et glacial.Aprés les chaudes journées d´août-septembre, la nature, d´ordinaire si capricieuse en région saharienne , semble s´adapter á la dynamique sociale qui a marqué le pays ces six derniers mois.

Comme dans un scénario mal ficelé d´un film de série "B", la vie au pays de Ould Taya a connu des soubressauts qui ont fait craindre le pire.

 

Et nous continuons dans le négationnisme...

Notre nouvel hymne national a été "pondu" par nos "stars poétisantes", nos VIP de la pensée unique... Et, de bien entendu, il nie les composantes arc en ciel de notre pays : hymne totalement en arabe... Ben ouais, chez nous il n'y a pas d'autres langues...
Tout le monde n'est pas Mandela et sa force et son courage et sa capacité à ancrer une Nation dans ses diversités...

Le refus cardinal d’un chef d’état membre de l’O.U.A. de prendre en considération l’identité autochtone de son pays est troublant.

Je refuse de diviser mon peuple en Blancs et Noirs, a dit le président mauritaniens Maaouiya Ould Sid’Ahmed Taya à J.A (n° 1350). Il n’y a pas de problème racial en Mauritanie. Le peuple est indivisible et ne sera jamais divisé. Depuis plus de deux mille ans, les communautés de ce pays ont vécu ensemble sans qu’il y ait la moindre relation d’appartenance  à telle ou telle ethnie. Nous tous, sans exception, sommes unis par l’islam et la couleur de notre peau n’a aucune espèce d’importance . »

Le génocidaire ex-capitaine Sidi Mohamed Ould Vaida peut il nier qu`il inspirait la terreur partout dans le Brakna ?

Il y a 28 ans l’âme des milliers de NOIRS Mauritaniens saignaient à travers un GÉNOCIDE sur l’étendue du territoire Mauritanien allant des déportations massives, aux exécutions-extrajudiciaires privées de toutes dignités, bafouées dans leurs droits les plus fondamentaux, ou certains ont rejoint le cortège d’ombres des martyrs à travers les tortures dans les caves hideuses des prisons de Walata, Inal, Jreida, fosses de Sorri Male, Wothie, les 28 pendus d`Inal pour célébrer la fête de l'indépendance etc…

Ethnicisme, vous avez dit ethnicisme ? Par Hamidou Dia

Les propos récemment tenus par Amy Collé Dieng et Panda Bâ sont nettement intolérables, inacceptables. Surtout ceux de Panda Ba qui sont obscènes et orduriers. Mais se limiter à leur seul cas, sans aller plus loin dans l’analyse, serait une faute, car il ne faut pas que l’arbre cache la forêt. Pour paraphraser Badiou, il faut se demander de quoi ces propos sont-ils le nom ?

Les signes ostentatoires du racisme d’État en Mauritanie par Mamadou Kalidou BA 

Ce texte est motivé par les nombreuses réactions suscitées par un article que j’avais publié l’année dernière en début juillet je crois, au journal hebdomadaire La Tribune en son numéro 600 du 02/ juillet /2012 et que j’avais intitulé « Ces graves menaces d’instabilité qui, à l’instar du Mali, pèsent sur la Mauritanie ».

 

Mon objectif dans cet article n’était nullement de plancher sur le phénomène du racisme d’Etat en Mauritanie, mais tout simplement de soumettre au débat mon analyse des « menaces » qui pesaient et pèsent encore sur notre patrie. 

Y a-t-il volonté de sauver le recensement ?

Face aux multiples protestations du reste légitimes, que des citoyens mauritaniens continuent d’adresser aux autorités, demandant que cessent les attitudes irresponsables et vexatoires adoptées par les commissions chargées des opérations d’enrôlement des populations, la haute administration reste indifférente, à ce qui se passe dans les bureaux de recensements. Ni les débats à l’assemblée nationale, ni les dénonciations de la presse, qui a mené des enquêtes sur le terrain pour vérifier la véracité des faits, ni encore les lettres ouvertes adressées au président de la République, n’ont réussi à changer la situation.

«Le général» Mohamed Wul Abdel Aziz n’est pas Mauritanien

«Général » Mohamed Wul Abdel Aziz [l’ancien directeur de cabinet et homme de confiance jusqu’à la dernière minute de Mâwuya Wul Sîd’Ahmed Wul TAYA  : un travail de mémoire pour qu’on n’oublie jamais qu’il fut un collaborateur avéré dans les campagnes de massacres et de déportations des familles Fulve, bamana, sooninko et wolof pour bîdhâniser et arabiser le pays], et tous les Bidhân handicapés par un complexe identitaire (leur « arabité »), nient leur réelle diversité ethnico raciale qui est pourtant en eux-mêmes à l’évidence.

LY Djibril Hamet : « la Mauritanie est assise sur une poudrière » 

J’écris pour dire non à cela. Pour dire qu’il faut changer. Pour le bonheur de tous! Ce qu’on l’on appelle pudiquement passif humanitaire en Mauritanie et qui est une somme de crimes et diverses forfaitures, un racisme d’Etat, vicie et gangrène la vie du pays. Nombre de militants des droits humains réclament avec insistance, des journées nationales d’échanges réels et profonds sur les années de braise afin de dégager la vérité et de réconcilier le peuple mauritanien avec lui-même.

Mauritanie : « J’ACCUSE… » Une contribution de Kide Baba Gallé

Des idéologies se piétinent où les passions sont capitaines. Des sensibilités passionnées et dangereuses envahissent nos «Agoras »,conditionnent les esprits et créent une nouvelle composante sociale méfiante, intolérante et violente. L’extrémisme politique manipule des sensibilités, surfent sur les peurs et s’éloigne de toute humanité. Il trahit le sens et l’essence de la politique. La politique est un art.

Le poids des événements de 1989 sur la Mauritanie par Cheikhna Aliou Diagana

Nés d’un différend banal, comme à l’accoutumée, entre éleveurs et bergers cohabitant et commerçant au bord du même Fleuve Sénégal qui les séparent et  qu’ils partagent comme frontières naturelles. Malheureusement  pour les acteurs impliqués que sont éleveurs et bergers, ce jour, le fatal a pris la place du banal avec l’intrusion insidieuse de l’Etat-monstre qui, depuis belle lurette, attendait le moment propice pour déchaîner les démons de la destruction programmée et ainsi faire croire à la vox populi et à l’opinion publique internationale l’évidence d’ un conflit entre  deux pays voisins. 

État de droit et  projet de société en  Mauritanie Par BÂ Kassoum Sidiki Conférence prononcée le 1er/4/2017 à Orléans

L'idée m'est venue d'évoquer la question de l’État de droit et du projet de société en Mauritanie. Convaincu que c'est l'émergence d'une solution qui doit maintenant nous intéresser. On ne le dira jamais assez, toute dénonciation de l'injustice subie, du racisme d’état est déjà un acte, la parole est résistance dés lors qu'elle n'enveloppe pas un dogme, une vérité éternelle et qu'elle s'intéresse aux conditions concrètes d'émancipation et d'établissement de la justice, aux données particulières.

Quelle politique linguistique pour la Mauritanie

1. Introduction. Depuis quelques semaines, on assiste à une campagne médiatique sans précédent qui a fait et fait encore couler beaucoup d’encre et de salive au sujet du statut des langues dans notre pays. Tous les vecteurs ont été utilisés au service de cette ‘question nationale’ (articles de journaux ou sur le web, émissions à la radio et à la télé, conférences, communiqués, etc.)

NB : cet article a été publié vers le 29 avril 2010

De même, plusieurs catégories socioprofessionnelles (hommes politiques, professeurs, juristes, étudiants) y ont pris part. Chacun s’est exprimé passionnément sur cette question en fonction de son appartenance à une ethnie ou à une idéologie laissant libre cours à ses émotions, perdant le sens de la mesure et s’écartant ainsi de toute objectivité.

D’un Système beïdane à une Histoire beïdane : par Cheikh M. N’DIAYE, chercheur et militant mauritanien

Des choix injustes, qui divisent et qui fâchent 

Les propositions issues du "dialogue national inclusif" relatives au drapeau et à l’hymne national, ont fait naître en moi un sentiment d’humiliation et de colère. Et je ne suis pas le seul ! 

Ma frustration et mon dépit sont d’autant plus forts que les traditionnels porte-voix de notre communauté étaient partie prenante dans cette mascarade. Ainsi, l’image d’un Samba Thiam, président des FPC, côte à côte avec Hamady Soma Bâ, Ould Maham, Othman Ould Cheikh, Saad Ould Louleid et leur cohorte d’opportunistes de mauvaise foi, me blesse et me dégoute.

Rendez-moi mon novembre par Omar SALL

Novembre c’est mon anniversaire et tout le monde s’en fout ;

Parce qu’en Novembre des hommes étaient pendus

Le temps d’un jour ou de quelques heures le peuple dominé et discriminé de la Mauritanie à l’unisson fera la même prière, rendra le même hommage solennel, religieux et poétique à ces martyrs.

 

Mohamed Ould Abdel Aziz : « Silence, on dénégrifie ! »

Lors de son discours d'investiture pour son second mandat, le président de la République mauritanienne assurait qu'il ne laisserait aucune force déstabiliser la cohésion et la paix sociale. Or après un mandat, et un début de second mandat déjà marqué par deux actes forts (arabisation totale de l'armée et nomination au ministère des affaires religieuses, un pro-esclavagiste actif), force est de constater que l'occupant actuel du palais ocre est la première force discriminante et déstabilisatrice des fragiles paix et cohésion sociales du pays. Démonstration en 5 étapes-clés depuis 2009.

Le Français, langue de travail et non langue officielle, n’est ce pas une hypocrisie ?

Je ne suis pas un spécialiste des langues, encore moins un enseignant, mais il m’a paru opportun d’exprimer ici le point de vue d’un simple citoyen qui ,comme sans doute beaucoup de ses concitoyens, ont dû constaté les énormes contradictions et amalgames voulues et entretenues par nos dirigeants pour des raisons purement idéologiques et identitaires.

Vous voulez oublier le passé, le futur vous jugera, par Baaba Diallo, Bamako.

Oublier le passé douloureux de notre pays, c’est bien du Ahmed Daddah. Mais ne seront surpris que ceux qui ne connaissent pas le parcours de cet homme dangereux depuis son retour en Mauritanie dans les années 90.

Dans les années 90, juste après la libération des rescapés des camps de concentration et la révélation des atrocités, l’administration s’inquiétait des émeutes sanglantes à Nouakchott.

Mauritanie 2016 : Dialogue national inclusif ou racisme institutionnel ?...Par Guy Samuel NYOUMSI

Sous le haut patronage de son ExcellenceMohamed Ould Abdel Aziz, s’est tenu, en République Islamique deMauritanie, un « forum »dénommé « Dialogue National Inclusif ».
Ce dernier avait vocation, en notre sens, de rassembler les composantes de la « mosaïque multiculturelle mauritanienne » aux fins d’asseoir une manière de«pacte social nouveau », expurgé de la « négrophobie raciale ambiante » ; débarrassé des clivages socio-économiques d’une élite politico-religieuse prédatrice et de la prégnance des castes ; lucide face aux dangers du fanatisme religieux et de l’intolérance encouragés par « un salafisme arabo-berbère » en nette recrudescence ; mettant un terme à la stigmatisation des militants « africains » abolitionnistes et/ou anti-esclavagistes.

Ma révolte contre le système esclavagiste par Amadou Tidjane Diop

L’image est archaïque et semble venue d’une époque révolue. Des hommes appelés à servir d’autres sans avoir le droit de partager le repas de ceux qui se prétendent leurs maîtres.

Cette image persiste pourtant dans un pays, la Mauritanie, où la liberté nécessaire à chaque citoyen pour exercer pleinement  ses droits fait encore trop souvent défaut.

Mauritanie : Quand un prêche contre les discriminations vous conduit droit en prison

L’homme s’appelle Yacoub Inallah, il avait dénoncé dans son prêche le jour de la fête de Tabaski le racisme d’état, l’esclavage, les inégalités. Il vient d’être arrêté selon des sources concordantes d’Aleg à 250KM de Nouakchott la capitale. Il commence en disant que j’ai une information à partager selon l’enseignement de Dieu et son prophète (PSL). Quand on a quelque chose dans le cœur, il faut le partager avec les fideles, car, les maures disent que sur cette terre mauritanienne, il n’y a pas de haratine ni de soudan (l’homme noir).
 

Esclavage en Mauritanie: ce silence coupable qui déshonore l’Afrique Par Michel Lobe, journaliste

Nous ne pouvons pas dire que nous ne savions pas. L’information a fait la une des journaux à travers la planète. La période estivale qui s’achève et les jeux olympiques au Brésil ne sauraient expliquer le silence des intellectuels africains et de leurs dirigeants face au destin scellé de la population noire martyrisée depuis des millénaires par la caste esclavagiste au pouvoir en Mauritanie. Ces combattants de la liberté croupissent dans les geôles chaudes, humides et infestées de moustiques de la prison de Nouakchott dans l’indifférence totale du monde extérieur.

Tout ça pour ça : quel contorsionnisme !!!!! par Oumar Abdoul LY

Pourquoi changer un nom auquel on ne peut renoncer ? Nos anciens camarades ne peuvent s’empêcher de faire appel à l’acronyme FLAM  auxquels ils ont volontairement renoncé pour être dans le politiquement correct et être acceptés par le régime pour une reconnaissance officielle après laquelle ils courent toujours.

Triste sort des “Nègres” de service

Alors candidat à la Présidence de la République, Mohamed Ould Abdel Aziz surfant sur tous les sentiments de la communauté négro-africaine, capitalisant toutes les frustrations, il se dresse, par le discours, en réparateur des torts. Se voulant l’incarnation du calife juste, défenseur des opprimés et symbole de lutte pour la fin des impairs, il s’engage pour trouver une solution définitive du problème des réfugiés mauritaniens. Il décrétera la journée du 25 mars, journée dédiée à l’unité nationale.

République Islamique de Mauritanie: Passif humanitaire et / ou Génocide La Nécessite d’une requalification

Le terme consacré aux événements de la décennie des années 1989 et suivantes, dans lesquels événements, il faut également inscrire, les arrestations des années 1986 est communément appelle “Passif humanitaire”.

Que recouvre exactement ce terme? Il indiquerait les exactions commises par l’État,au temps du magistère de Maouiya ould Sidi Ahmed Taya ( 12/12/1984-03/08/2005) contre les populations noires Mauritaniennes et particulièrement contre les peuls.

 

Non à l'impunité des crimes de génocide en Mauritanie:

Faire de la journée du 28 novembre, Jour de Deuil :

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