Capitaine Adboulaye LOME, Marine nationale

Le vingt-six novembre 1990, le capitaine Lôme refuse de manger à midi, il est étrangement calme depuis ce matin. Ses plaie...s se sont infectées, il souffre beaucoup mais en silence. Nous insistons pour qu'il mange, il n'a pas faim, dit-il. Il est couché sur le côté gauche et nous tourne le dos. Nous lui laissons un peu de pâte de riz pour le cas où il en aurait envie plus tard.

Lieutenant BÄ Abdoul  KHOUDOUSS

Après de brillantes études au lycée national, sanctionnées par le baccalauréat série C, Bâ Abdoul Khoudouss entreprit au Canada des études d'ingénieur des ponts et chaussées. De retour au pays, il travaille à la SNADER (Société Nationale de Développement Rural). Pour le jeune et brillant ingénieur, soucieux de mettre ses compétences au service de son pays, une brillante carrière semblait toute tracée. Mais très vite il déchanta. L'incurie et le laxisme, auxquels l'injustice était venue s'ajouter, le révoltèrent. Il démissionne.
 

Lieutenant Dahirou Anne

"L'enseigne du vaisseau de première classe (lieutenant) Anne Dahirou est né en 1964 à Bélinabé (Kaédi) dans le sud de la Mauritanie.
Il s'était engagé dans la marine en 1981.
Il fait sa formation d'officier en Libye et sort major de sa promotion. En 1984, il est affecté à la base marine de Nouadhibou. En 1985, il est troisième officier à bord du bateau du "Dar El Barka". À partir de juin 1989, il est officier en second du centre d'instruction de la marine de Nouadhibou. Il était officier de permanence le jour de son arrestation, le 19 novembre1990, il est donc le premier responsable marin à être arrêté.

Professeur Oumar BA

Oumar Bâ né le 9 mars 1917 à M’Bagne en Mauritanie et mort le 12 février 1998 à Nouakchott) exerce comme professeur, chercheur et conseiller technique à l’Institut des langues nationales de Mauritanie.

Titulaire en 1934 du diplôme d’aptitude pédagogique, il enseigne successivement à Tambacounda puis à Diouloulou (Sénégal) avant de se faire admettre en 1936, par voie de concours, dans le corps des agents des Postes et télécommunications.

 

Ibrahima Khassum BA:portrait d'un combattant de la liberté.

Feu camarade Ibrahima Khasum BA.

Ibrahima khassum Ba est né en juillet 1945 à Bababe où il fit ses études primaires de 1951 à 1960. Il fut envoyé au collège de Kaedi en 1960 où il obtint son brevet d’études du 1er cycle en 1965.

Après sa formation à l’école nationale des instituteurs de Nouakchott, il enseigna dans le primaire jusqu’en  1970. Il fit une formation à l’école nationale d’administration d’où il sortit avec le grade de contrôleur des  douanes, métier qu’il exerça jusqu’à son arrestation en septembre 1986.

Abuu Bakri Kaaliidu Bah, L’un de mes maîtres à pensée par Cheikh Oumar Ba.

feu camarade Abuu Bakri Kaaliidu Bah, un combattant de la liberté.

L’un des mes pères spirituels, Abuu  Bakri Kaaliidu Bah a quitté ce monde d’injustice. Il a rejoint son ami et compagnon,  Tafsiiru jiggo. La conscience noire mauritanienne, organisée s’était  reposée sur les épaules de ces deux hommes arabisants et un francisant, certainement l’un des derniers, je veux nommer Baal Fadeel. Donc, la première génération de la conscience noire est en train de disparaitre petit à petit. Il y’a certainement d’autres que je n’ai pas eu la chance de connaître.

Tafsirou DJIGO: Portrait d'un combattant, par Sayku Umar Bah

Feu Tafsirou DJIGO, assassiné le 28 septembre 1988 à Walata.

« Je crois à l'Islam, au Pulaar et aux Flam »

 

Au nom des membres de notre comité de base; nommé Tafsiiru Jiggo d'Elancourt, je fait ce témoignage sur celui à qui on a donné le nom de notre comité de base.
 

Chers compatriotes :
La conscience noire doit beaucoup à ces quatre personnes:

Tafsiiru Jiggo, dont nous commémorons la mort
Fadel Baal
Abuubakry Kaaliidu Bah et
Ibraahiima Abuu Sal


 

Alassane Omar BA, Par la famille du martyr.

.Le Maréchal de Logis chef de la Gendarmerie Alassane Ouma BA, assassiné le 26 aout 1988 à Walata.

Alassane Oumar BAH naquit le 20 janvier 1949 à Niamey au Niger, pays qu’il quitta depuis sa tendre enfance. Son père, Oumar Abdoulaye BAH décédé le 15 septembre 1981, est originaire de Cidee, un village situé à 5 km à l’est de Boggee, dans le pays des HalayBe. Après sa retraite en 1958 avec le grade d’adjudant de la gendarmerie et médaillé militaire et décoré de la Légion d’honneur, il s’installa à Boggee. Sa mère, Fatimata Adama DIA est décédée le 17 août 2004 à Boggee. Elle était issue d’une nombreuse famille d’une vingtaine de frères et soeurs.

Non à l'impunité des crimes de génocide en Mauritanie:

Faire de la journée du 28 novembre, Jour de Deuil :

Flam.

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