HISTOIRE.

Le Royaume du Tékrour, Par Bruno CHAVANNE, extrait de "Villages de l'ancien Tékrour"

Les éléments qui suivent sont extraits du livre de Bruno Chavane : "Villages de l’ancien Tékrour", objet d’une thèse présentée en 1980 devant l’Université de Provence, consacrée aux habitats anciens de la moyenne vallée du fleuve Sénégal.

Les derniers exemplaires de ce livre, édité par les Editions Khartala en 1985, sont aujourd’hui diffusés par la Maison Guillaume Foy, à Podor.
Avant d’en venir à l’histoire du Royaume du Tékrour, on peut se demander d’où vient ce mot Tékrour. 

 

L’intervention française dans les conflits entre HalayBe et Awlad Seyyid 1880-1887 par Ibrahima Abou Sall

Au cours du nduŋngu (saison des pluies) de l’année 1879, les terres de la rive droite avaient été plus largement inondées, contrairement à l’année 1875. En conséquence, les HalayBe se consacrèrent beaucoup plus à leurs lougans situés sur cette rive. 

L’émir des Brakna, Sîdi Eli Wul Ahmeddu 1er, décida, lui aussi, d’augmenter le tribut que ces cultivateurs devaient payer chaque année[1].

Organisation de l’empire du Ghana

Le maitre du Wagadou était dit Kaya Maga ; soit « maître », ma, du ciel « employée », ka ou ga. Le Kaya Maga était plus qu’un empereur ou un roi : un chef suprême chargé du pouvoir religieux et judiciaire. Il était considéré comme étant en rapport direct avec Bida, donc responsable du contrat passé avec lui et de son culte, comme de l’obtention de l’or collecté qui lui était toujours remis avant toute distribution.

Histoire des Waalo-Waalo

D'après les historiens et scientifiques, comme Cheikh Anta Diop, Aboubacry Moussa Lam ou encore Théophile Obenga, les Wolofs (comme la plupart des ethnies d'Afrique) seraient originaires de la vallée du Nil (l'actuelle Égypte). 
Selon eux, les traces les plus anciennes d'une culture, surtout en ce qui concerne la langue et les principes religieux et culturel dont les Wolofs ont hérité, remonteraient à l'époque de l'Égypte pharaonique, aussi bien en Basse-Égypte qu'en Haute-Égypte. 

 

comment les Français ont réellement conquis les pays Maures: la pacification française bénie par les chefs maures du Trarza, de l'Adrar, du Brakna etc.

La dernière idée des révisionnistes qui tiennent l’esprit d’Aziz, est d’inspirer au peuple fanatisé qu’il faut réécrire l’histoire de la colonisation et surtout de la résistance car elle aurait été altérée par le colon. Dans tout autre pays que le nôtre,ce serait légitime pour éviter la propagande du vainqueur. Hélas chez nous il n’y a pas vraiment eu de vainqueurs car il n’y a pas vraiment eu de résistance…

Ndete Yalla, dernière reine du Walo

A la tête du Walo, région proche de Saint-Louis du Sénégal, Ndete Yalla résista de son mieux aux prétentions françaises sur son royaume. Mais elle ne put tenir tête aux troupes du général Faidherbe qui allait faire de l’annexion du Sénégal une tête de pont pour la constitution de l’empire colonial français d’Afrique noire.

 

Une page de notre histoire:Le cheikh Hamahoullah ou la résistance pacifique d'un chérif mauritanien, Alioune Traoré

Cheikh Hamallah (1883-1943)

L'évocation du seul nom de Cheikh Hamahoullah soulève après tant d'années questions et passions. Elle suscite selon les milieux, sympathie ou haine. Nul n'est indifférent. Vénéré ou adoré par les uns, ignoré volontairement ou détesté par les autres, comme tous les grands hommes, Cheikh Hamahoullah connut non seulement les oppositions les plus acharnées mais aussi les fidélités les plus légendaires. Ces diverses réactions souvent opposées, constituent à nos yeux un témoignage de l'importance historique du personnage.

La Charte de Kurukan Fuga de 1236, mémoire et avenir de l’Etat de droit africain

Cette Charte est au fondement de l’Empire du Mali, édictée par Soundjata en 1236 après l’éclatante victoire de Kirina, prélude de la conquête de l’Empire.

Elle ne fut pas écrite mais, comme cela convient à une société de tradition orale, transmise de génération en génération par les Griots Mandingues.

 

Mame N’diak Elimane Abou Kane “le roi plus quelque chose” 1894 / 1976

Source: Ibrahima Abou SALL,Mauritanie du Sud : Conquêtes et administration coloniales françaises 1890-1945.Broché – mai 2007

Mame N’diak est né en 1894 à Wouro Elimane Kane (actuel Darel- Barka), dans une grande famille aristocratique. Son père Elimane Kane, ancien chef de canton, était originaire de la province de Dimar, sa mère Déffa Ly est originaire de Mboyo.

Vie et œuvre de Thièrno Amadou Mokhtar Sakho, un grand cadi mauritanien

Son enfance.

Amadou Mokhtar Sakho est né à Ségou vers 1867 dans une grande famille maraboutique, son père Mokhtar Abdoulaye originaire de Sinncu Halaybe portait le titre religieux de Ceerno Bismor et sa mère Aîssata Cissé Dramé était une soninké originaire de Teysibi au Guidimakha.

L’Almaami Abdul Kader Kane du Futa-Toro, par Babacar Baye NDIAYE  

Abdoul Kader Kane (ou Abdul Qadir Kan) est un chef religieux et un conquérant, le premier Almamy du Fouta-Toro, un ancien royaume de la vallée du fleuve Sénégal, qu'il dirigea de 1776 à sa mort en 1807.
En 1776, aux côtés de Souleymane Baal, Abdoul Kader Kane renverse la dynastie Denyanke, créée par Koli Tenguella.

 

Mamadou Lamine DRAMÉ, Résistant Soninké dans l'Afrique Occidentale Française de Yaya SY ( Anthropologue, Professeur d'Histoire )

Malamine Demba Dibassi Dramé Saama (ou Fadiga d'après certains témoignages) est né à Goundiourou (8 km au sud-est de Kayes dans le Khasso). La date de naissance de Mamadou Lamine Dramé est imprécise et nous attendons des informations plus fines dans les recherches futures pour la cerner autour de plus ou moins cinq ans.
Date de naissance 1830 selon A. Bathily et 1840-50 d'après I Baba Kaké.

 

Les propos négrophobes de la philosophie des lumières

Depuis la fin du moyen-âge et le début de la renaissance , l’exploitation de l’homme par l’homme avait trouvé une justification dans les textes sacrés . Ainsi la caution morale trouvé, il devenait impératif de la justifiée intellectuellement et conceptuellement. La quasi-totalité des savants de l’époque jusqu’à nos jours s’y sont attelés. Voici quelques citations célèbres de ce paradigme :

Le Waalo Barak (1855 - 1875) 1

Ibrahiam Abou SALL, historien.

(un extrait de l’ouvrage : Mauritanie du Sud. Conquêtes et administration coloniales françaises. 1890-1946 » Karthala, Paris. Juin 2007. 815 pages

Dès que Faidherbe a pris ses fonctions de gouverneur du Sénégal le 16 décembre 1854, il s’appliqua à réaliser le vœu des compagnies de commerce de Saint-Louis qui n’avaient réclamé l’application du programme en trois points cités plus haut. Le Waalo Barak fut le premier champ d’application de ce programme.

Le Fuuta Tooro de Ceerno Suleymaan Baal à la Fin de l'Almamiyat 1770 - 1880.

INTRODUCTION
 
La Moyenne Vallée du Fleuve Sénégal, en raison de ses possibilités agricoles et pastorales immenses, a attiré très tôt d’importants établissements humains. Comprise entre la Mauritanie semi-désertique au nord et les âpres steppes du Ferlo sénégalais au sud , elle était donc bien favorisée pour accueillir un fort peuplement et devenir par conséquent un brillant foyer de civilisation. Cette région prospère, vivifiée par la crue annuelle, porte depuis le 15ème siècle le nom de Fuuta Tooro.

Une page de notre histoire: Fiyannde (1)  Aali Yero Joop (mars 1908), par Ibrahima Abou SAL.

Ibrahima Abou SAl, historien.

Introduction

 

En février 1908, au moment où prenait fin l'«affaire des empoisonnements» par le procès des dix Sooninko au Gidimaxa, une autre agitation prenait forme dans une autre région du bassin inférieur du Sénégal, dans la province du Dimat, dans le Hirnaage Fuuta. Il s'agissait d'un soulèvement à caractère religieux dirigé par un jeune du nom de Aali Yero Joop qui représentait une autre vision de l'anticolonialisme, mais qui n'avait aucun lien d'organisation avec ce mouvement de contestation des Sooninko du Gidimaxa encore moins avec la résistance anticoloniale des Bîdhân.

 

Une page de notre histoire: Les révoltes politico-religieuses anticoloniales (1906 - 1909) Gidimaxa (1906 - 1908) par Ibrahima Abou SAL, historien.

Ibrahima Abou SAL.

Nous avons montré dans le chapitre III de la troisième partie la situation de contestation permanente d'une partie de la population sooninke du Gidimaxa qui saisissait toute occasion qui se présentait à elle pour manifester son hostilité contre la présence coloniale française. Après la suppression du poste de Selibaabi, il n'existait plus aucune présence physique européenne permanente sur l'ensemble du territoire de la province.

Les femmes de Nder : résistantes sénégalaises à l’esclavage.

 

A cette époque, le Walo constituait une province prospère située à l’embouchure du fleuve Sénégal. Ses habitants, de paisibles cultivateurs, vivaient du commerce avec les caravaniers du commerce transsaharien et avec les gens de Saint-Louis, première capitale coloniale du Sénégal, où ils écoulaient leurs denrées agricoles. Le fleuve séparait le Walo de la Mauritanie où était notamment établie la tribu des Trarzas.

Résistance et assassinat du héros national : Abdoul Bocar Kane

 

 

Ultime résistance et assassinat de Abdul Bookar Kan (juillet 1890 - août 1891)

Par IBRAHIMA ABOU SALL historien-chercheur

 

 

La résistance anti-coloniale s’affaiblit considérablement après le départ de Al Buri pour le Kaarta . Le Buurba Jolof était reparti avec un important contingent composé de ses plus valeureux guerriers dont la présence avait redonné du courage aux combattants du Fuuta central. Le Jaagorgal du Boosoya, quant à lui, avait préféré rester dans son pays pour combattre le colonialisme français.

Non à l'impunité des crimes de génocide en Mauritanie:

Faire de la journée du 28 novembre, Jour de Deuil :

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