Mauritanie: Procès de cinquante et un responsables toucouleurs, Le Monde 21 novembre 1987

Le procès des cinquante et une personnes impliquées dans la tentative manquée de coup d’état du 22 octobre, en Mauritanie, a lieu à huis clos à Jreida, base militaire situee a 30 kilometres au nord-ouest de Nouakchott, devant une juridiction d’exception, la cour spéciale de justice. Ce procès, ouvert  mercredi publiquement, se poursuivra en présence de représentants de la Ligue des droits de l’homme, mais ni le public ni la presse ne seront admis aux audiences.Les inculpés, militaires pour la plupart, appartiennent tous à l’une des principales ethnies négro-africaine de Mauritanie, celle des toucouleurs. Ils sont officiellement accuses de “ tentatives   de renversement  du regime et de planification de massacres et d’arrestations de population civiles”.A Dakar, les Forces de libération africaines de Mauritanie (FLAM), mouvement clandestin regroupant des intellectuels noirs dénoncent « le caractère raciste de la justice beidane (maure) » et estime que, quel que soit le verdict du procès de Jreida, “le problème de coexistence entre arabo-berberes et négro-africains demeurera entier” (AFP)

"Je vois deux soldats rudoyer un officier de la marine, le sous-lieutenant Tambadou Abdoulaye"  

Le 23 novembre, vers dix-heures la porte de la prison s’ouvre à nouveau, deux minutes coulent sans que personne n’entre. Mon intuition n’est pas pour me rassurer lorsque, comme un gaillard, le caporal étrangleur s’encadre dans la porte, de son index il me fait signe de venir. Mon cœur se met à battre plus vite, tout d’un coup, les séances d’étranglement me reviennent à l’esprit…Il invite les lieutenants Sall Abdoulaye Moussa et Mansour Kane à quitter eux aussi la cellule.

Mauritanie: de l'actualité de l'Apartheid

Amadou est un natif du Fouta Tooro. Il est né le 13 Juillet 1964 dans un village situé sur la rive droite du fleuve Sénégal. Ses parents avaient insisté pour qu'il aille à la fois à l'école coranique qu'à l'école héritée de la colonisation. Dans les deux formations, il brillera comme une étoile et fera la fierté de sa famille et de ses formateurs. Partout où il était passé, il avait laissé une très bonne impression. En attestent les correspondances avec un de ses formateurs Algérien, le Colonel Abdou Salam qui lui vouait beaucoup d'estime et d'admiration.

28 novembre : Inal, la face sanglante de l'indépendance mauritanienne

Difficile d'évoquer les festivités qui s'annoncent pour le 28 novembre 2014, jour de l'accession au pouvoir de la Mauritanie. Ce jour rappelle à toute une communauté du pays un moment de son histoire, où le système d'état à sa tête a tenté, littéralement d'oblitérer les forces vives, militaires et intellectuelles noires mauritaniennes. Le 28 novembre 1990, 28 militaires, marins et policiers, tous noirs et pulaars, sont pendus à Inal près de Nouadhibou, après d'innommables séances de tortures rapportées par un des rescapés, Mahamadou Sy, dans son témoignage biographique, "L'enfer d'Inal".

Mauritanie: Les autorités annoncent la découverte d'un complot LE MONDE |30.10.1987

Nouakchott. _ Un complot visant à renverser le gouvernement et impliquant des militaires proches du chef de l'Etat a été déjoué le 22 octobre dernier en Mauritanie, a-t-on annoncé, mercredi 28 octobre, à Nouakchott.

Un communiqué du ministère de l'intérieur cite parmi les instigateurs trois hommes proches de l'entourage du président mauritanien, le colonel Maaouya Ould Sid'Ahmed Taya...

Colonel Maaouiya OULD Sid'Ahmad Taya, un génocidaire en liberté

Colonel Maaouiya OULD Sid'Ahmad Taya,

Président de la république islamique de Mauritanie de 1984 à 2005. Aujourd’hui en fuite au Qatar, il est le premier responsable du génocide contre les Noirs mauritaniens.

 

Human Rights Watch/Africa estime que les auteurs de ces violations intolérables des droits de l'homme doivent être tenus redevables de leurs crimes; il appartient aux gouvernements d'identifier et de sanctionner les responsables d'abus, que les auteurs soient ou non des cadres de l'administration, des militaires, des forces anti-gouvernementales, ou d'autres individus.

Walata, camp de la mort par Habib Ould Mahfoudh

Civils d´octobre 1986 et militaires d´octobre 1987 arrivent ensemble dans le fort maudit. Ils sont enchainés. La ration d´eau quotidienne " : 2 boites de Gloria". La nourriture : riz bouilli et sable. Les travaux forcés de 8 heures du matin jusqu´á 20 heures á peu prés. Vexation sur vexation. On les avertit á l´arrivée " : On veut vous tuer á petit feu.

 

Mauritanie : Comment est mort Tene Youssouf Gueye? par Francis KPATIND

Téné Youssouf Gueye, 60 ans : l'un des meilleurs auteurs mauritaniens.

Dans la journée, le thermomètre monte jusqu'à quarante degrés. Parfois plus. Les nuits sont froides. Très froides. Normal. Oualata est située en plein désert mauri­tanien, non loin de la frontière malienne.

Selon Oumar Ba, un chercheur de l'Institut mauritanien de recherches scientifiques, la fondation de cette cité remonterait au sixième siècle. Située à 1 200 km environ au sud-est de la capitale, Nouakchott, Oualata tiendrait son nom d'une déformation de « Tewellau » qui, en hassanya (arabe mauritanien), signifie « retour au calme, à l'entente ».

Affaire Ould Vaïda : victimes et témoins, mobilisons – nous contre l’impunité

En réponse à un article de monsieur Sidi Ould Baye qui, sur la base de dénonciations faites par de nombreuses victimes, accusait le lieutenant – colonel en retraite,
Sidi Mohamed Ould Vaïda, ancien commandant des fusiliers marins dans la vallée (sud du pays), d’avoir semé la terreur sur la vallée et humilié qui il voulait sans même rendre compte à l’état-major national, l’officier en retraite livre sa version, pour le moins accablante pour lui – même, et déclare porter plainte contre le journaliste.

 

Un exposé sommaire des violations et violences de l'Etat raciste mauritanien de 1986 à nos jours

Au moment où en Afrique, où partout dans le monde, en Amérique, en Asie, en Europe de l´Est, la démocratie fait des progrès ,où peuples et nations se libèrent du joug de la domination et de l´intolérance sous toutes ses formes, la Mauritanie á contre-courant de l´histoire, ne cesse de développer un système pernicieux de ségrégation raciale, d´accaparement exclusif de l´Etat et de ses instruments (Administration, Armée, Ecole, Médias etc...)au profit d´une seule communauté ou clan, d´entretenir une politique de dénitrification vis á vis des citoyens Négro-africains de Mauritanie, de pratiquer l´esclavage á l´encontre des Maures noirs (Haratines).

Après les affrontements ethniques entre le Sénégal et la Mauritanie, les témoignages des réfugies sont accablants pour Nouakchott.

« je suis mauritanien : on’a pas le droit de me priver de mon pays, de mon mari et de mon enfant à cause de la couleur de ma peau… » à la porte du hangar surchauffé qui sert d’abri provisoire à plusieurs centaines de réfugies, Djeinaba. H exprime sa colère. Mais pour elle comme pour les milliers d’hommes et de femmes et d’enfants expulsés au Sénégal, le droit n’a pas changé grand chose à l’affaire.

Les événements d'avril 1989 : les expulsions forcées de Noirs mauritaniens (3ème partie)

LES ABUS ASSOCIES AUX EXPULSIONS

 

Non seulement une expulsion sommaire est en soi une violation manifeste des droits de l'homme, mais l'ensemble du processus d'expulsion fut accompagné en Mauritanie de nombreux abus à l'encontre de la personne des expulsés. Certains abus furent directement perpétrés par le gouvernement et les forces de sécurité; d'autres furent commis par des individus avec l'aval implicite des autorités et dans l'impunité la plus totale.

Les événements d'avril 1989 : les expulsions forcées de Noirs mauritaniens

Les éleveurs peuhls

 

La grande majorité de ceux qui furent expulsés étaient des éleveurs peuhls. Selon une étude réalisée par Christian Santoir pour le compte de l'agence française de recherche ORSTOM (24), en août 1990, 67% des campements peuhls de la rive droite du fleuve Sénégal avaient été vidés de leurs habitants originels. L'étude indique que quelque 21.500 Peuhls furent expulsés, ce qui représente au moins 57% de la population peuhle des départements de Kaédi, Monguel, Mbout et Maghama.

A Sorimalé, vingt-trois ans après les évènements de 1989

Dans certains villages du sud de la Mauritanie frontaliers notamment avec le Sénégal, les conséquences des évènements de 1989 sont toujours fortes. Quelque part, entre Niaaki et Sorimalé, dans la moughataa de Mbagne, à l’aide d’un mégaphone, un homme distille des psaumes de recueillement et des slogans de justice.

Mauritanie:Violations des droits de l'homme dans la vallée du fleuve Sénégal

AMNESTY INTERNATIONAL

PAYS : MAURITANIE

 

 

TITRE : Violations des droits de l'homme dans

la vallée du fleuve Sénégal

 

2 OCTOBRE 1990 RESUME AI INDEX: AFR 38/10/90

DISTR: SC/CO/GR/PO

 

En novembre 1989, Amnesty International a publié un rapport de 30 pages sur les violations des droits de l'homme recensées en Mauritanie entre 1986 et 1989. Ce rapport était intitulé Mauritanie 1986-1989 : Contexte d'une crise. Trois années d'emprisonnements politiques, de tortures et de procès inéquitables (AI Index AFR 38/13/89).

Depuis la publication de ce document, la situation des droits de l'homme en Mauritanie s'est considérablement aggravée. Les exécutions extrajudiciaires, l'usage de la torture, les traitements cruels, inhumains ou dégradants infligés à des villageois ont atteint un niveau particu-lièrement alarmant dans le sud du pays.

Journal officiel de la république islamique de Mauritanie:Loi numéro 93-23 du 14 juin 1993 portant Amnistie

 

15 juin 1993
Page 369
Présidence de la république

Loi numéro 93-23 du 14 juin 1993 portant Amnistie.

Article premier- Amnistie pleine et entière est accordée :

- 1) aux membres des forces armées et de sécurité auteurs des infractions commises entre le 1er janvier 1989 et le 18 avril 1992 et relatives aux événements qui se sont déroulés au sein des forces et ayant engendrés des actions armées et des actes de violences.

 

Lettre ouverte: Les détenus politiques negro africains de la prison civile de Nouakchott. (octobre 1987)

A

Messieurs le président et les membres du comité militaire de salut national à Nouakchott

 

Le 22 septembre 1987, des militants arabo berbères du mouvement baath, d’obédience irakienne, ont été libérés à la faveur d’un verdict clément, rendu par la cour criminelle de Nouakchott. Les uns ont été condamnés à 6 mois de prison avec sursis, les autres purement et simplement relaxés.

Septembre 1986 : Procès des plusieurs cadres et intellectuels noirs mauritaniens, après la publication du « Manifeste du négro mauritanien opprimé » (le verdict)

Les prévenus : Djigo Tafsirou, Saïdou Kane, Ly Djibril Hamet, Ibrahima Abou Sall, Thiam Samba, Sow Amadou Moctar, Dial­lo Aboubacar, Guèye Oumar Mamadou, Abdoullahy Barry, Sarr Ibra­hima, Sy Mamadou Oumar, Sarr Abdoullah, Sy Mamadou Youssouf, Idrissa Bâ, Ten Youssouf Guèye, Bâ Mamadou Saïdou, Kane Mamadou Yéro, Aly Tandia, Aboubacri Khalidou Bâ, Nbini Sow, Fatimettou M'baye.

De la Guerra à Inal. Extrait du livre "l'enfer d'Inal" de SY Mahamadou

Les deux officiers s’en vont ; on recommence à me taper dessus. J’ai l’impression qu’un ouragan me passe dessus. Les coups s’abattent avec une telle violence qu’il ne m’est même pas nécessaire de feindre des cris de douleur. Quand ils s’arrêtent, tout mon corps n’est qu’une plaie. Le sang colle mes vêtements à ma peau…

L'horreur en noir et blanc : un documentaire bouleversant

Ils étaient noirs, mauritaniens et membres des Forces de Libération Africaines de Mauritanie (FLAM) pour faire reconnaître leurs droits. Mais le Président Ould Taya les a envoyés en prison, au fort de Oualata, à des centaines de kilomètres de leur vie, au milieu du désert et du sable.

Projet d’identification des tombes : Sorimalé n’oublie pas

La décision du gouvernement mauritanien de procéder à la localiser des tombes des personnes disparus dans des conditions ambigües depuis 1960 suscitent souvenir et espoir chez les parents des victimes d’exécutions sommaires dans les années 1989. A l’époque, dans la localité de Sorimalé (commune de Niabina) la presse et les ONG de droits de l’Homme avaient révélé l’existence d’une fosse commune. Les habitants de Sorimalé, se souviennent toujours des victimes…

Exécution des trois officiers condamnés pour complot

Journal « Le Monde »

8 décembre 1987

Trois jours après leur condamnation à mort par la Cour de sécurité de l’état (le monde du 5 décembre), trois officiers toucouleurs accusés de complot ont été fusillés, à Nouakchott, le 6 décembre. Il s’agit des lieutenants Ba Seydi, ancien commandant de la base navale de la capitale, Sarr Amadou et Sy Saidou, ancien officiers d’état-major.

Ces exécutions sont les premières sous le régime du colonel Ould taya, parvenu au pouvoir par un coup d’état, il y a trois ans. Les trois hommes étaient accusés d’avoir préparé leur propre putsch pour proclamer une « république du walo », du nom de la vallée du fleuve Sénégal dont  ils étaient originaires.

Face à la rébellion larvée d’une partie de la population noire qui dénonce la mainmise des Maures, de race blanche, sur le pouvoir, le colonel Ould Taya  a donc choisi la fermeté . On ignore si les condamnés avaient sollicité la grâce présidentielle. Ce qui est sûr, c’est que leur mort risque de creuser le fossé entre deux communautés. Elle place aussi le gouvernement sénégalais dans une situation délicate. Dakar souhaite de bonnes relations avec son voisin mais peut  difficilement se désintéresser du sort des Noirs du sud de la Mauritanie qui ont de nombreux liens avec ses propres ressortissants.

VERDICT DU PROCES DES OFFICIERS NOIRS EN 1987

Le 28 octobre 1987, Gabriel Cymper devenu entretemps Djibril Ould Abdallahi, ministre mauritanien de l’intérieur annonce qu’un complot visant à renverser le régime a été déjoué dans la nuit du 22 au 23 octobre 1987.Un complot impliquant bizarrement une cinquantaine d’officiers.

27ème anniversaire de la mort en détention de nos martyrs de Oualata :

Le Maréchal de Logis chef de la Gendarmerie Ba Alassane Oumar assassiné le 26 aout 1988 à Walata.

Le jeudi 26 août 1988 à 15h 05 mn est décédé le Maréchal de Logis chef de la Gendarmerie Alasan Umar Bah dans la grande salle de la prison mouroir de Wâlata où étaient parqués des FulBe et des Wolof de la mouvance nationaliste qui lutte contre l'hégémonie et le racisme des Arabes en Mauritanie.

L'ex-colonel  El Arby Ould Sidi Aly Ould Jiddeine El Arby actuel,vice-président de l'assemblée nationale, un génocidaire en liberté

L’ex-colonel  El Arby Ould Sidi Aly Ould Jiddeine /' El Arby actuel, vice-président de l'assemblée nationale, un génocidaire en liberté.

Liste des militaires torturés par les hommes de l'ex-colonel El Arby Ould Sidi Aly Ould Jiddeine /' El Arby actuel, vice-président de l'assemblée nationale. Il est établi la responsabilité et la culpabilité de l'auteur : Commandant El Arby Ould Sidi Aly Ould Jiddein.(actuel vice-président de l' assemblée nationale

Journée mondiale des réfugiés : Déportés de leur pays, depuis 1989, les 14 000 réfugiés mauritaniens  installés à Dagana, racontent leur calvaire

Au faubourg de la commune de Richard-Toll, à quelques encablures des réserves de la compagnie sucrière sénégalaise (CSS), les sept (7) sites de recasement des réfugiés Mauritaniens, se conjuguent avec les événements de 1989. Ces sites, qui sont au nombre de 23, répartis dans tout le département de Dagana, regorgent plus de 14 000 déportés qui, généralement de race noire, vivent dans des conditions difficiles. Des leaders de mouvements et acteurs de la société civile du pays d’Abdel Aziz, qui de plus en plus, s’intéressent à leur cas, n’ont pas manqué de s’attaquer à leur régime politique jugé « raciste ». Dépourvus de tous  leurs biens, pour vivre « l’enfer » ici, ces réfugiés, estiment vouloir rentrer chez eux, mais émettent des réserves.

Exécutions, déportations et répressions au Guidimakha (sud de la Mauritanie) de 1989 /1990 : Peut-on les oublier nos victimes ?

Le colonel Maouiya OULD Sid'Ahmed TAYA,un génocidaire en liberté.

Au cours de nos recherches de mémoire de maitrise (1997 ) intitulé (Les Peulh du Guidimakha,réparation et organisation sociale),nous avons  enquêté sur les noms des personnes victimes (mortes,rescapées et déportées) lors des événements de 19 89 /90 dans la wilaya du Guidimakha.

Ely OULD Mohamed VALL, un Le criminel en liberté.

Ely OULD Mohamed VALL, un criminel en liberté.

L'ancien président mauritanien, le colonel Ely Ould Mohamed Vall, a nié la déportation des mauritaniens dans les évènements de 1989. "Aucun citoyen mauritanien n'a été déporté", a-t-il affirmé ce dimanche soir sur les ondes de la radio MFM.


A la question de savoir "de quelles nationalités étaient donc ceux qui sont revenus dans le cadre du retour organisé?", Ould Mohamed Vall a répondu: "Il faut demander ce qui les a fait retourner".


Concernant les exactions extrajudiciaires commises à l'époque contre des soldats et officiers négro-mauritaniens, Ould Mohamed Vall, directeur de la sureté nationale à l'époque, s'est démarqué de ces violations. "Durant les enquêtes de la police dont j'étais responsable, personne n'a été tuée. C'est par contre dans les prisons, hors de mon autorité, que des personnes ont trouvé la mort", a-t-il indiqué. .....

Mauritanie: la necessité d'identifier et de punir et les responsables.

 

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Colonel Maaouiya OULD Sid'Ahmad Taya,

Président de la république islamique de Mauritanie de 1984 à 2005. Aujoud'hui en fuite au Qatar, il est le premier responsable du génocide contre les Noirs maurtaniens.

 

 

 

Human Rights Watch/Africa estime que les auteurs de ces violations intolérables des droits de l'homme doivent être tenus redevables de leurs crimes; il appartient aux gouvernements d'identifier et de sanctionner les responsables d'abus, que les auteurs soient ou non des cadres de l'administration, des militaires, des forces anti-gouvernementales, ou d'autres individus.

 

 

En dépit de nombreuses preuves liant directement des cadres de l'administration aux violations des droits de l'homme dont ont été victimes les groupes ethniques noirs, le gouvernement mauritanien refuse de reconnaître toute responsabilité ou d'autoriser quelconque enquête indépendante sur ces exactions. Afin d'assurer l'impunité des responsables de ces violations et de bloquer toute tentative tendant à les identifier et les punir, une amnistie fut décrétée en juin 1993 couvrant tous les crimes commis par les forces armées et les services de sécurité entre avril 1989 et avril 1992. Ce n'est pas un hasard si cette période correspond au plus fort de la répression contre les Noirs mauritaniens, avec notamment le massacre de 500 à 600 Négro-africains en 1990-91. Human Rights Watch/Africa estime que les auteurs de ces violations intolérables des droits de l'homme doivent être tenus redevables de leurs crimes; il appartient aux gouvernements d'identifier et de sanctionner les responsables d'abus, que les auteurs soient ou non des cadres de l'administration, des militaires, des forces anti-gouvernemental es, ou d'autres individus. Human Rights Watch/Africa s'oppose à toute loi dont le but serait de permettre aux auteurs de violations flagrantes des droits de l'homme d'éviter de répondre de leurs crimes et d'échapper tant aux poursuites civiles pour dommages et intérêts qu'aux poursuites et condamnations pénales.

 

L'obligation d'enquêter sur les violations flagrantes des droits de l'homme et de punir les responsables de ces abus est clairement établie par le droit international. On trouve des exemples de ce principe dans la Convention des Nations Unies contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, qui établit clairement l'obligation d'amener les auteurs de tortures devant la justice, ainsi que dans la Déclaration universelle des droits de l'homme qui oblige les Etats à mettre en place des recours effectifs contre ces abus. La combinaison de toutes ces dispositions est considérée comme ayant créé pour les Etats l'obligation d'enquêter sur les violations flagrantes des droits de l'homme et de punir leurs auteurs. La Mauritanie est également liée par les traités internationaux qu'elle a ratifiés, notamment par la Convention relative à l'esclavage de 1926.

 

Les réfugiés mauritaniens, eux-aussi, exigent que les auteurs des violations des droits de l'homme menées contre les Noirs soient jugés. "Ce qui s'est passé [en Mauritanie] ne doit pas se reproduire", expliqua un réfugié de Sélibaby. "Il doit y avoir un changement radical et profond. Mais dans les conditions actuelles, je ne peux pas rentrer" (2). Le même point de vue a été exprimé de manière encore plus véhémente par la veuve de l'un des soldats tués lors du massacre de 1991. "Les choses matérielles, c'est secondaire", dit-elle. "Ce qui importe le plus, c'est que justice soit faite" (3).

 

source: Rapport de HRW que vous pouvez consulté integralement à la rubrique HRW .

 

Non à l'impunité des crimes de génocide en Mauritanie:

Faire de la journée du 28 novembre, Jour de Deuil :

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