Déclaration des Flam

La dérive du système

 

Le Système beydane croit être en passe d’atteindre ses objectifs :

 

-  beydanisation totale du pays ;

-  expropriation des biens particulièrement  des terres de culture de la vallée du fleuve Sénégal appartenant aux populations wolof, soninké et Fulbe par le biais de la prétendue Réforme foncière et par des événements montés de toutes pièces entre 1986 et 1990, et qui ont été traduits par des campagnes d’arrestations, de massacres et de déportations vers le Sénégal et le Mali  des populations non-Arabes de la Mauritanie ; 

-  peuplement forcé des terres de la vallée du Sénégal par des familles beydanes et leurs haratines ;

-  exclusion progressive des Noirs non-Arabes de Mauritanie des rouages de l’Etat;

-  refus de l’enrôlement des Noirs non-Arabes de Mauritanie;

-  banalisation de l’esclavage des Noirs.

Enfin, depuis l’indépendance (et même avant) jusqu’à ce jour, différents régimes se sont succédés par renversement parfois violentes, mais la constance de la politique d’exclusion des Noirs de Mauritanie est restée la même d’où le terme de système employé pour qualifier cette machination. Cette politique se caractérise par :

-  l’arabisation de l’Education nationale ;

-  l’arabisation de la justice;

-  l’arabisation de la Défense et la Sécurité (par les massacres des soldats noirs, l’exclusion des rescapés et le blocage de l’avancement de ceux qui restent en les plaçant à des postes sans intérêts) ;

 

-  l’arabisation de l’information et de la communication (déclarations du président et des ministres en arabe, en excluant  systématiquement les langues autochtones de la Mauritanie : le Bambara, le Soninké, le wolof et le Pulaar).

-  l’utilisation de termes arabes (moughata, wali, etc…) dans l’administration, toujours dans l’esprit chauvin et exclusif  contre les langues autochtones de ce pays qui fut, il faut bien le rappeler, une création artificielle de l’administration coloniale française qui était, elle aussi, dans un principe très raciste contre les Noirs au bénéfice des Arabes ;

 

Cette politique se traduit par l’existence de quartiers à caractère communautaire à prédominances arabes ou noires non-Arabes)

Des partis négro-africains (composés de Soninkés, de Fulbe, de Wolof de Bambara  ou de Haratines) n’ont eu de cesse à s’allier avec ce système, pensant le changer ou modifier son comportement, mais ils ont été laissés pour compte et, pire, banalisés et décrédibilisés.

Leur manoeuvre n’a pas fonctionné.

 

D’autres, malgré les problèmes qu’ils vivent (FLAM, IRA, KAWTAL, TPMN), malgré les menaces et les répressions,  continuent à refuser toute compromission et tout compromis avec ce Système arabe raciste et chauvin anti-non Arabes, et à juste raison d’ailleurs.

 

Cependant, MALGRE TOUTE CETTE POLITIQUE DU ROULEAU COMPRESSEUR, LE REGIME N’ARRIVE PAS A SES FINS.

 

D’abord parce qu’il veut imposer un outil : la langue arabe, qui est étrangère aux populations mauritaniennes autant Noirs que Beydanes (à part une minorité, la plupart étant des Berbères qui sont tous issus d’un métissage biologique et culturel ). Comme nous, ils sont obligés d’étudier cette langue  qui n’est ni leur langue vernaculaire, ni leur langue maternelle.

 

Ensuite, les Noirs, bien que permanemment opprimés, continuent à résister même si, pour certains, d’une manière passive.

Le système beydane, dans sa folie, exclut de plus en plus des éléments arabo-berbères qui ne se reconnaissent plus dans cette politique et prennent conscience de la nécessité de coexister dans l’égalité pour sauver le Pays.

 

Une importante proportion des Haratines,  qui ont toujours été les instruments de la politique de répression et d’élimination des populations soninkés, wolof, Fulbe et Bambara de la Mauritanie, commencent à prendre eux-aussi une réelle conscience de leurs conditions d’opprimés et n’hésitent plus à combattre pour leur émancipation et se rapprochent de leurs frères Noirs, comprenant qu’ils font face au même ennemi.

 

A LA LUMIERE DE CETTE ANALYSE, DES CONCLUSIONS EVIDENTES S’IMPOSENT :

 

-  les Noirs de la Mauritanie restent resteront mauritaniens, malgré le refus d’enrôlement. La Mauritanie aura toujours une composante noire ou ne sera pas ;

-  le Système beydane, malgré sa fuite en avant, connait actuellement un essoufflement certain.

-  les Haratines ne seront plus, nous l’espérons, les éléments manipulés contre leurs frères de race, les soninkés, les wolof, les Fulbe et les Bambara.

-  des Arabo-berbères, mus par l’intérêt du pays, prennent de plus en plus conscience de la folie du système et de la nécessité de le détruire pour que la Mauritanie n’implose pas.

Face à cette situation, nous réaffirmons les principes suivants :

-  Aucun compromis avec le système beydane ;

-  Désormais, TOUT, nous disons  bien TOUT, sera mis en œuvre pour l’éradication de ce système.

-  Appel à toutes les forces désireuses de construire une Mauritanie juste et égalitaire, respectueuse de toutes ses composantes à s’unir.

Si cette situation devait perdurer, les Noirs de Mauritanie devront prendre toute leur responsabilité pour se libérer du joug raciste en envisageant toutes les alternatives possibles (autonomie, fédération ou même éclatement systématique comme d’autres pays l’ont vécu dans le monde…).

 

Paris le 6 février 2016

 

Département de la Communication

 

FLAM (Forces de Libération Africaines de Mauritanie)

 

La dérive du système

 

Le Système beydane croit être en passe d’atteindre ses objectifs :

 

-  beydanisation totale du pays ;

-  expropriation des biens particulièrement  des terres de culture de la vallée du fleuve Sénégal appartenant aux populations wolof, soninké et Fulbe par le biais de la prétendue Réforme foncière et par des événements montés de toutes pièces entre 1986 et 1990, et qui ont été traduits par des campagnes d’arrestations, de massacres et de déportations vers le Sénégal et le Mali  des populations non-Arabes de la Mauritanie ; 

-  peuplement forcé des terres de la vallée du Sénégal par des familles beydanes et leurs haratines ;

-  exclusion progressive des Noirs non-Arabes de Mauritanie des rouages de l’Etat;

-  refus de l’enrôlement des Noirs non-Arabes de Mauritanie;

-  banalisation de l’esclavage des Noirs.

Enfin, depuis l’indépendance (et même avant) jusqu’à ce jour, différents régimes se sont succédés par renversement parfois violentes, mais la constance de la politique d’exclusion des Noirs de Mauritanie est restée la même d’où le terme de système employé pour qualifier cette machination. Cette politique se caractérise par :

-  l’arabisation de l’Education nationale ;

-  l’arabisation de la justice;

-  l’arabisation de la Défense et la Sécurité (par les massacres des soldats noirs, l’exclusion des rescapés et le blocage de l’avancement de ceux qui restent en les plaçant à des postes sans intérêts) ;

 

-  l’arabisation de l’information et de la communication (déclarations du président et des ministres en arabe, en excluant  systématiquement les langues autochtones de la Mauritanie : le Bambara, le Soninké, le wolof et le Pulaar).

-  l’utilisation de termes arabes (moughata, wali, etc…) dans l’administration, toujours dans l’esprit chauvin et exclusif  contre les langues autochtones de ce pays qui fut, il faut bien le rappeler, une création artificielle de l’administration coloniale française qui était, elle aussi, dans un principe très raciste contre les Noirs au bénéfice des Arabes ;

 

Cette politique se traduit par l’existence de quartiers à caractère communautaire à prédominances arabes ou noires non-Arabes)

Des partis négro-africains (composés de Soninkés, de Fulbe, de Wolof de Bambara  ou de Haratines) n’ont eu de cesse à s’allier avec ce système, pensant le changer ou modifier son comportement, mais ils ont été laissés pour compte et, pire, banalisés et décrédibilisés.

Leur manoeuvre n’a pas fonctionné.

 

D’autres, malgré les problèmes qu’ils vivent (FLAM, IRA, KAWTAL, TPMN), malgré les menaces et les répressions,  continuent à refuser toute compromission et tout compromis avec ce Système arabe raciste et chauvin anti-non Arabes, et à juste raison d’ailleurs.

 

Cependant, MALGRE TOUTE CETTE POLITIQUE DU ROULEAU COMPRESSEUR, LE REGIME N’ARRIVE PAS A SES FINS.

 

D’abord parce qu’il veut imposer un outil : la langue arabe, qui est étrangère aux populations mauritaniennes autant Noirs que Beydanes (à part une minorité, la plupart étant des Berbères qui sont tous issus d’un métissage biologique et culturel ). Comme nous, ils sont obligés d’étudier cette langue  qui n’est ni leur langue vernaculaire, ni leur langue maternelle.

 

Ensuite, les Noirs, bien que permanemment opprimés, continuent à résister même si, pour certains, d’une manière passive.

Le système beydane, dans sa folie, exclut de plus en plus des éléments arabo-berbères qui ne se reconnaissent plus dans cette politique et prennent conscience de la nécessité de coexister dans l’égalité pour sauver le Pays.

 

Une importante proportion des Haratines,  qui ont toujours été les instruments de la politique de répression et d’élimination des populations soninkés, wolof, Fulbe et Bambara de la Mauritanie, commencent à prendre eux-aussi une réelle conscience de leurs conditions d’opprimés et n’hésitent plus à combattre pour leur émancipation et se rapprochent de leurs frères Noirs, comprenant qu’ils font face au même ennemi.

 

A LA LUMIERE DE CETTE ANALYSE, DES CONCLUSIONS EVIDENTES S’IMPOSENT :

 

-  les Noirs de la Mauritanie restent resteront mauritaniens, malgré le refus d’enrôlement. La Mauritanie aura toujours une composante noire ou ne sera pas ;

-  le Système beydane, malgré sa fuite en avant, connait actuellement un essoufflement certain.

-  les Haratines ne seront plus, nous l’espérons, les éléments manipulés contre leurs frères de race, les soninkés, les wolof, les Fulbe et les Bambara.

-  des Arabo-berbères, mus par l’intérêt du pays, prennent de plus en plus conscience de la folie du système et de la nécessité de le détruire pour que la Mauritanie n’implose pas.

Face à cette situation, nous réaffirmons les principes suivants :

-  Aucun compromis avec le système beydane ;

-  Désormais, TOUT, nous disons  bien TOUT, sera mis en œuvre pour l’éradication de ce système.

-  Appel à toutes les forces désireuses de construire une Mauritanie juste et égalitaire, respectueuse de toutes ses composantes à s’unir.

Si cette situation devait perdurer, les Noirs de Mauritanie devront prendre toute leur responsabilité pour se libérer du joug raciste en envisageant toutes les alternatives possibles (autonomie, fédération ou même éclatement systématique comme d’autres pays l’ont vécu dans le monde…).

 

Paris le 6 février 2016

 

Département de la Communication

 

FLAM (Forces de Libération Africaines de Mauritanie)

 

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