Message de Monsieur Mamadou Sidy BA, Président des Forces de Libération Africaines de Mauritanie, à l’occasion du 34ème anniversaire des FLAM

Mauritaniennes, Mauritaniens,

Militantes, militants des Forces de libération africaines de Mauritanie,

Sympathisantes, sympathisants,

Chers camarades,

 

 

Ce 14 mars 2017, date de célébration du 34e anniversaire de la création des Forces de libération africaines de Mauritanie, m'offre encore une occasion de m'adresser à vous pour vous souhaiter un heureux anniversaire militant.

 

Aux camarades, membres fondateurs des Forces de libération africaines de Mauritanie qui, malgré les situations de flux ou de reflux, sont toujours restés actifs, combatifs au sein de notre organisation, par fidélité, par conviction et par respect pour la mémoire de nos martyrs, l’histoire retiendra votre attachement à l’idéal de notre mouvement.

 

Chers camarades,

Nous plaçons ce 34e anniversaire sous le signe de la JEUNESSE.

A cette jeunesse militante et dynamique à laquelle nous réitérons toute notre confiance qu'elle a su gagner de par son engagement et son dévouement à la cause.

Cette jeunesse, privée d’éducation, qui erre aussi bien dans les camps de déportés qu’à l’intérieur de nos villes et villages, apatrides et sans-papier à cause d’un recensement discriminatoire qui s’apparente plutôt à un génocide biométrique.

Cette situation qui a fortement affecté vos parents et par conséquent leurs enfants pousse aujourd’hui de nombreuses familles négro-mauritaniennes à prendre ou reprendre le chemin de l’exil pour permettre à leurs enfants d’accéder au savoir qui leur est interdit dans leur propre pays, la Mauritanie.

 

Face à ce drame humanitaire de l’enfant noir mauritanien, qui s'ajoute aux calvaires que vivent les Noirs depuis la création de ce pays, je lance un vibrant appel à toutes les organisations internationales (Unicef, OMS, OMI, Unesco, UE,...), qui œuvrent pour le bien-être de l’enfant, à s’investir encore plus en Mauritanie et dans les camps des réfugiés mauritaniens pour sauver les enfants noirs et leurs parents en danger.

 

Après la spoliation de nos biens, l’occupation de nos terres, le système beydane cherche maintenant à détruire notre futur, notre espoir, bref notre descendance.

 

Les FLAM réaffirment solennellement qu'ils useront de tous les moyens, même les plus radicaux dans le cadre du droit international pour faire respecter la dignité humaine en Mauritanie.

 

Chers camarades, chers compatriotes,

La vie dans notre sous-région a été marquée par plusieurs événements :

 

- l’accession de Monsieur Adama Barow, à la présidence de la république de Gambie. Le dictateur Yaya Jammeh soutenu par son alter-ego Mohamed Ould Abdel Aziz, avait tout fait pour s’opposer à la volonté du peuple gambien. Nous saluons l’initiative de la CEDEAO qui a envoyé des troupes, pour faire respecter la volonté exprimée par le peuple Gambien. La chute de ce tyran ouvre des bonnes et heureuses perspectives de coopération dans la sous-région.

 

- le retour du Royaume du Maroc à la maison mère (Union Africaine) que nous saluons. Le royaume chérifien a compris l’importance de la coopération inter-africaine, axe vital de développement pour le bien-être de nos peuples.

 

La Mauritanie, notre pays, aurait pu jouer un grand rôle d’intégrateur, de modérateur et de fédérateur dans la sous-région. L’histoire et la géographie lui donnent une excellente position de trait d’union que nos différents dirigeants n’ont pas pu exploiter à bon escient. Nos voisins immédiats, aidés par la léthargie et la partialité de notre diplomatie en panne, tournée vers le monde exclusivement arabe, l’exercent à notre place et en récoltent les dividendes sur les plans politique et économique.

 

Notre pays n’a pas su capitaliser sa diversité culturelle et linguistique pour servir de trait d’union dans la sous-région. Il doit cependant intégrer que l’affirmation de l’arabité d’une partie de la composante de sa population ne doit pas signifier la négation de la personnalité africaine majoritaire, car la Mauritanie n’est pas un pays beydane où vivent des Noirs, mais un pays des Noirs où vit une minorité de Beydane.

 

Chers camarades

La lutte de FLAM s’articule autour de trois axes :

 

- lutte contre le racisme,

- lutte contre l’esclavage,

- lutte contre l’islamisme terroriste.

 

Voilà les trois fléaux qui minent principalement la société Mauritanienne et entravent l’unité nationale.

Ces problématiques doublées de la grave crise économique qui affecte durement le « panier de la ménagère » devraient être la préoccupation de nos dirigeants,

 

Le tripatouillage de la Constitution, les changements de drapeau et d'hymne  ne sont que des manœuvres dilatoires destinées à détourner l'opinion nationale et internationale des graves crises (économiques, politiques et sociales) qui se sont exacerbées depuis l’avènement de Mohamed Ould Abdel Aziz, qui cherche, par tous les moyens, à briguer un nouveau mandat,

 

Chers camarades, je conclurai ce message à l’endroit de la JEUNESSE. L’avenir vous appartient, l’avenir des FLAM est entre vos mains.

La nuit sera longue, mais le jour viendra, et avec lui, la Liberté.

 

Hommage et Gloire à nos Martyrs

 

Vivent les FLAM de toujours

 

La lutte continue 

 

 

Mamadou Sidy BA

Président des Forces de Libération Africaines de Mauritanie (FLAM)

 

 

 

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